L’OFCE appelle à une relance de l’investissement public en France
L’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE) appelle à la relance par l’investissement public dans un rapport publié début décembre.
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Benoît de la Morinière
Une hausse permanente de l’investissement public en France d’un point de produit intérieur brut (PIB) – soit 20 milliards d’euros environ - «générerait une hausse du PIB de 1,1% à trois ans et une réduction de 245.000 chômeurs», indique l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE) dans un rapport paru jeudi 1er décembre. Une contrepartie toutefois, la dette publique rapportée au PIB serait alors augmentée de 0,4% seulement.
«L’investissement public adéquat augmente la croissance potentielle à long terme, l’activité à court terme et permet d’atteindre des objectifs de transition énergétique», affirment les auteurs du rapport. L’OFCE préconise donc une « stratégie publique » d’investissement qui repose sur la transition énergétique et le système éducatif.
« Du fait de la faiblesse des taux d’intérêt, des projets d’investissements publics peuvent être menés sans fortement peser sur les finances publiques », estiment les auteurs du rapport.
Pourtant, si les dépenses de fonctionnement ont progressé en valeur de près de 27% entre 2008 et 2015, les dépenses d’investissement ont, elles, diminué de près de 17%, observent-ils. Un constat d’autant plus alarmant que l’OFCE constate une dépréciation du capital public depuis 2008. «Certes, la valeur nette des administrations publiques est positive, avec 16,8 points de PIB en 2014" car les administrations publiques détiennent plus d’actifs que de dette. Néanmoins, suite à la crise de 2008, cette valeur nette a atteint un point bas depuis la fin des années 1990, perdant 41 points de PIB en l’espace de sept ans. La dette est d’ailleurs inégalement répartie entre les collectivités locales qui détiennent la plupart des actifs et l’État qui supporte en grande partie la charge de la dette.
Pour relancer la croissance et donner plus de marge de manoeuvre au pouvoir, l’OFCE suggère alors l’application d’une «règle d’or» qui exclurait «certains investissements publics, notamment dans le capital humain (enseignement), des règles de consolidation budgétaire».
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