« L’incertitude est grande et justifie d’être ambitieux sur les cours d’entrée »
Yves Maillot, directeur des investissements et de la gestion actions chez Robeco Gestions
Publié le
Ajouter à vos sources préférées
Ajouter en favori
Bruno de Roulhac
L’Agefi : Quand comptez-vous revenir sur les actions ?
Yves Maillot : Ponctuellement, sur des niveaux de valorisation proches de ceux atteints aux points bas de 2009. Ces niveaux intégreraient des reculs très sensibles des bénéfices dans l’hypothèse d’un contexte de récession. L’incertitude est grande et justifie d’être ambitieux sur les cours d’entrée.
Plus fondamentalement, un investissement en actions ne peut se concevoir qu’après avoir constaté des signes tangibles d’une solution politique concertée sur la gestion des dettes souveraines en zone euro, ainsi que sur le renforcement des bilans des banques.
Pour l’instant, les initiatives n’ont pas été suivies de faits. Parallèlement, les traditionnels indicateurs de «stress» (volatilité actions, évolution des «spreads» de crédit) révèlent une perception encore très forte du risque. Or, un investissement plus long terme ne peut sereinement être envisagé que lorsque ces indicateurs se seront stabilisés.
Sur quels actifs alternatifs misez-vous actuellement ?
Dans cet environnement de marché encore très fragile, les actifs alternatifs ont vocation à générer des rendements positifs en toutes circonstances, et à décorréler un portefeuille diversifié de ses composantes de base (actions et obligations).
Ainsi, des stratégies d’arbitrage actions «long-short» marché neutre, ou d’arbitrage sur opérations (fusions acquisitions ou «risk arbitrage») sont privilégiées. Certains supports liés aux matières premières, en particulier sur les métaux précieux, sont aussi des contributeurs intéressants pour une efficace diversification à long terme.
Le spécialiste de la restauration collective a présenté sa feuille de route baptisée «Shift & Grow 2030». Il mise d'abord sur une restauration de sa compétitivité.
Les actifs sous gestion de l’Union Bancaire Privée (UBP) ont progressé de 4,8 % au premier semestre 2026 pour atteindre 193,5 milliards de francs suisses. Exprimés en dollars, les actifs sous gestion progressent à 239,8 milliards de dollars, contre 232,9 milliards à fin 2025. « Cette hausse tient principalement à la tendance positive des marchés financiers depuis le début de l’année, ainsi qu’à la performance des solutions de gestion et des fonds de la Banque », explique un communiqué.
Le fonds de pension des fonctionnaires californiens a signé son meilleur exercice en cinq ans, porté par une remontée marquée de la performance de son portefeuille de capital-investissement et par les marchés actions.
La filiale de gestion d’actifs du groupe BPCE veut combler son retard en lançant ses premiers ETF actifs sur le marché européen d’ici la fin de l’année tout en développant son offre sur le non-coté.
Il n'y a pas de fatalité aux guerres de l'eau. Loin des crispations nationales ou de batailles rangées type Sainte-Soline, la démocratie locale de l'eau avance, certes lentement, mais en trouvant des consensus