« L’évolution du dollar est surtout liée à l’aversion pour le risque »
Nicolas Forest, responsable de la stratégie taux chez Dexia AM
Publié le
Ajouter à vos sources préférées
Ajouter en favori
Solenn Poullennec
L’Agefi: Pourquoi pariez-vous sur une baisse de l’euro/dollar ?
Nicolas Forest : L’évolution du dollar est aujourd’hui principalement liée à l’aversion pour le risque. Ainsi, la crise souveraine européenne qui a fragilisé les marchés actions a renchéri le dollar. Paradoxalement, les bonnes surprises économiques aux Etats-Unis conduisent à une dépréciation du dollar. Même si l’on ne peut pas exclure la poursuite de cette corrélation positive entre dollar et aversion pour le risque, nous pensons que sur le long terme il faut revenir aux fondamentaux. Or même si l’économie américaine n’est pas reluisante et qu’un grand nombre de déséquilibres intérieurs pèsent sur son modèle économique, la zone euro est aujourd’hui dans une situation au moins autant vulnérable. Avec des exportations en baisse et une course effrénée à l’austérité économique, la croissance pour 2012 s’annonce très fragile. La politique monétaire est en voie d’assouplissement. Et la fragilité budgétaire de certains pays nécessite un affaiblissement de leur devise. Notre vue est donc positive sur le dollar avec un objectif de retour à 1,30.
Quel est l’impact de la relance du programme d’achats d’actifs par la Banque d’Angleterre sur la livre sterling ?
La nouvelle opération d’assouplissement quantitatif de la BoE (75 milliards de livres) était pour une partie anticipée. Or dans ce type d’opération la communication est parfois plus décisive que l’opération en elle-même. Nous ne changeons donc pas notre vue sur la livre sterling qui devrait plutôt s’apprécier notamment par rapport à une devise européenne encore trop chère. Notre objectif est de 0,84 contre un euro.
Le spécialiste de la restauration collective a présenté sa feuille de route baptisée «Shift & Grow 2030». Il mise d'abord sur une restauration de sa compétitivité.
Les actifs sous gestion de l’Union Bancaire Privée (UBP) ont progressé de 4,8 % au premier semestre 2026 pour atteindre 193,5 milliards de francs suisses. Exprimés en dollars, les actifs sous gestion progressent à 239,8 milliards de dollars, contre 232,9 milliards à fin 2025. « Cette hausse tient principalement à la tendance positive des marchés financiers depuis le début de l’année, ainsi qu’à la performance des solutions de gestion et des fonds de la Banque », explique un communiqué.
Le fonds de pension des fonctionnaires californiens a signé son meilleur exercice en cinq ans, porté par une remontée marquée de la performance de son portefeuille de capital-investissement et par les marchés actions.
La filiale de gestion d’actifs du groupe BPCE veut combler son retard en lançant ses premiers ETF actifs sur le marché européen d’ici la fin de l’année tout en développant son offre sur le non-coté.
Il n'y a pas de fatalité aux guerres de l'eau. Loin des crispations nationales ou de batailles rangées type Sainte-Soline, la démocratie locale de l'eau avance, certes lentement, mais en trouvant des consensus