L’euro reviendra sur sa tendance haussière, une fois la période de faiblesse passée
Sylvain Broyer, économiste chez Natixis
Publié le
Ajouter à vos sources préférées
Ajouter en favori
Violaine Le Gall
L’Agefi: L’euro peut-il s’apprécier face au dollar malgré la dégradation de la conjoncture en Europe?
Sylvain Broyer: La conjoncture européenne ne se dégradera pas plus que dans le reste du monde industrialisé. L’arrêt soudain que l’activité manufacturière a subi au dernier trimestre 2008 est lié au gel des capitaux internationaux et s’observe dans toutes les économies industrialisées. Depuis, les termes de l’échange s’améliorent de concert sous l’influence du contre-choc pétrolier. Le dégel progressif des capitaux est donc probable. Il soutiendra un redémarrage graduel de l’activité mondiale, qui sera de plus stimulée par des plans de relance. La demande extérieure adressée à l’UEM en bénéficiera peut-être plus que la demande domestique ne sera soutenue pas sa propre politique budgétaire. Comme par ailleurs la BCE tente, pour l’instant, l’expérience unique au monde de tenir des taux élevés, les capitaux étrangers afflueront. L’euro reviendra donc sur sa tendance haussière, une fois la période de faiblesse actuelle passée.
Quels éléments vous permettent de tabler sur une stabilisation de la livre face à l’euro?
Le potentiel de baisse des taux de la banque centrale se réduit comme peau de chagrin outre-Manche. Certains grands fonds qui jouaient la dépréciation de la livre ont fermé leurs positions spéculatives. Le cycle immobilier est plus avancé en Angleterre et l’épicentre des mauvaises nouvelles sur le secteur financier s’est également rapproché du continent. Enfin, il faut bien l’admettre, l’utilité d’une dépréciation de la livre est loin d’être évidente, vu le poids marginal qu’ont les exportations en biens manufacturiers non différenciés pour la croissance britannique.
Les volumes reculent au premier semestre 2026, pénalisés par le retour en force des banques sur le marché syndiqué. Mais ces prêts conservent leur rôle stratégique dans le financement des opérations de private equity.
Il s’agit de la première mesure de la nouvelle stratégie de l’administration Trump reposant sur l’article 301 du Trade Act contre des pratiques commerciales déloyales spécifiques, après l’invalidation par la Cour suprême des droits de douane «réciproques» d’urgence économique (article 232).
Le groupe français compte en faire une plateforme de transformation numérique en Europe. Il offre une prime de près de 100% sur le dernier cours. La cible devrait réaliser plus de 500 millions d’euros de chiffre d’affaires sur son exercice 2025/26, mais sans dégager de résultat d’exploitation, après un premier semestre difficile.
Six des dix gérants de growth les plus performants sont basés hors des États-Unis, selon le dernier classement HEC Paris-Dow Jones. L’australien Quadrant Private Equity et le brésilien Oria Capital occupent les premières places du podium.
Les statistiques sur trois mois à fin mai apparaissent très bonnes avec un PIB en progression de 0,7%. Mais cette croissance semble surtout tirée par les services liés à l’IA et la construction et pourrait fléchir à partir de l’été.
La filiale de gestion d’actifs du groupe BPCE veut combler son retard en lançant ses premiers ETF actifs sur le marché européen d’ici la fin de l’année tout en développant son offre sur le non-coté.
Emmanuel Macron et Friedrich Merz se rencontrent ce jeudi soir avant un conseil des ministres franco-allemand demain. Plusieurs sujets stratégiques sont au menu alors que l’Allemagne s’inquiète d’une arrivée au pouvoir de Marine Le Pen en 2027
SERIE (1/28). A la demande de l'Opinion, la psychologue, spécialiste de l'enfance et de l'adolescence, se glisse dans la peau du locataire de l'Elysée et liste ses premières décisions.
Le propriétaire de la plateforme X estime que la candidate du Rassemblement national est le « dernier espoir » de la France, soulevant l’indignation et l’inquiétude de la classe politique nationale