Les taux de défaillances risquent de s’envoler en 2009
D’après les estimations de S&P, 60 à 75 émetteurs européens notés en catégorie spéculative pourraient faire défaut l’an prochain
Publié le
Olivier Decarre
De mal en pis». L’intitulé du panorama 2009 de Standard & Poor’s pour l’Europe donne d’emblée le ton. Au total 60 à 75 entités de la catégorie spéculative pourraient faire défaut sur leur dette. De quoi mettre en péril 20 à 25 milliards d’euros (voir graphique). Si l’on regarde cette fois les taux de défaut, la progression devrait être tout aussi spectaculaire. Sur cette même catégorie spéculative, l’agence attend entre 8,7% et 11,1% de défaillances, contre 2,26% en 2008 et moins de 1% en 2007. Plus inquiétant encore, «nous n’attendons pas d’amélioration en 2010, avec des taux de défaut demeurant dans la même fourchette», ajoute l’agence.
Si la proportion de défaillance devrait rester contenue entre 2% et 3% pour les notations supérieures à B, elle risque d’après S&P de flirter avec les 50% dans la catégorie «CCC/CC».
Comme en 2008, l’étude s’attend à ce que les médias, les technologies ou encore l’automobile restent sous pression, secteurs auxquels s’ajoutent désormais l’immobilier et les biens de consommation. Dans ces secteurs, «plus de 40% des groupes ont des perspectives de crédit négatives», pointe l’agence.
Un élément permet toutefois de nuancer le tableau. Pour la première fois, ces prévisions ajoutent aux perspectives des entreprises notées les prévisions concernant les «credit estimates», des estimations de notes portant essentiellement sur les sociétés sous LBO. Or, ces dernières pèsent lourdement sur la tendance puisque 55 d’entre elles sont susceptibles de faire défaut pour un montant de 15 milliards. Ainsi, pour les sociétés réellement notées, le taux de défaut pourrait être compris entre 6,6% et 9,4%.
La société d’investissement boucle son septième fonds à 3,9 milliards d’euros, contre 3 milliards initialement visé. Il succède à un vintage de 2,3 milliards en 2023.
Avec 314 milliards d'euros d'actifs hors unités de compte, CNP Assurances maintient une exposition délibérément contenue à la dette privée, autour de 4% de son allocation. Sa directrice des investissements France défend une approche pragmatique sur une classe d'actifs qu'elle juge mal servie par les débats récents.
Martin Baguet vient de rejoindre Arkéa Asset Management en tant que gérant allocation/multigestion. L’intéressé vient de Partners Capital, où il était senior investment associate. Avant cela, Martin Baguet a travaillé trois ans comme gérant de portefeuilles au sein d’UBS La Maison de Gestion. Encore avant, il était analyse au sein d’UBS Wealth Management.
L'Organisation internationale des commissions de valeurs a entre autres approfondi les sujets de la gouvernance et de la supervision de la valorisation des fonds ouverts.
Le gestionnaire d’actifs espagnol va s’appuyer sur la solution Goodway Ratings afin d’évaluer le degré de conformité du fonds vis-à-vis des critères d’éthique chrétienne.
Le fonds coté multi-actifs géré activement vise à offrir une diversification du capital à long terme, au-delà des actions et obligations traditionnelles.
Si le philosophe et psychanalyste Cornelius Castoriadis critiquait en août 1998 les Balladur, Bérégovoy et autres Chirac en pointant le « devenir nul de la politique », que dirait-il aujourd'hui de la trentaine de candidats à l'élection présidentielle ?
Lundi 1er juin, Bruxelles a trouvé un accord sur la création de centres de rétention en dehors de l'Europe pour y renvoyer les migrants en situation irrégulière