Les perspectives de politique monétaire sont favorables à l’appréciation du dollar
Jean-Louis Mourier, coresponsable de la recherche économique & stratégie chez Aurel
Publié le
Violaine Le Gall
L’Agefi: L’aversion pour le risque va-t-elle à nouveau bénéficier au dollar?
Jean-Louis Mourier: L’aversion pour le risque n’est que l’une des composantes, sans doute pas la plus importante, de l’appréciation du dollar ces derniers mois. N’oublions pas que la crise a d’abord pesé sur le billet vert. Le mouvement s’est inversé lorsqu’il est devenu évident que l’économie américaine n’était pas la seule touchée par les déboires financiers. Le mouvement enclenché au milieu de l’été 2008 correspondait ainsi plus à la correction d’une faiblesse peu justifiée dans les mois précédents. La tendance à l’appréciation est, par ailleurs, totalement fondée, en particulier face à l’euro. Bien que la crise ait commencé aux Etats-Unis, les conséquences conjoncturelles apparaissent plus importantes sur le Vieux Continent. Récemment, l’euro a aussi été fragilisé par des craintes de difficultés financières aiguës pour quelques Etats membres de l’Euroland, en raison de leurs relations avec les émergents d’Europe orientale et, parfois, de l’hypertrophie de leur système bancaire. Enfin, les perspectives de politique monétaire sont favorables à l’appréciation du dollar.
Le yen peut-il aussi profiter d’une plus grande prudence de la part des investisseurs?
L’appréciation du yen est d’abord venue de la diminution de son désavantage de rémunération. Le mouvement s’est interrompu parce que la dynamique de resserrement des écarts de taux d’intérêt arrive à son terme. Le yen a aussi pâti ces dernières semaines de la dégradation impressionnante de la conjoncture japonaise. A court terme, le yen s’apprécierait face à l’euro, en raison de la poursuite de la réduction de l’écart de taux à court terme.
Avec un deuxième marché domestique, la banque française répond au manque de diversification qui lui a parfois été reproché. Elle ne cache pas sa volonté de développer rapidement la banque portugaise qui fait maintenant partie du groupe.
Le Panel Actions peine à suivre la nouvelle progression des Bourses américaine et japonaise en mai. Le CAC 40 et l’Euro Stoxx 50 pourraient gagner 2,6% à six mois et au moins 5% en un an. Wall Street ne gagnerait que 3% en un an.
Le PDG du pétrolier, Patrick Pouyanné, s’attend à ce que le prix du baril demeure durablement élevé en raison de cette crise qui devrait en outre inciter les Etats à renforcer leurs capacités en matière d'énergies renouvelables. Un domaine où le groupe français est également actif, contrairement à la plupart de ses pairs.
A Strasbourg, l'assemblée générale annuelle de la fédération du Crédit Mutuel Centre Est Europe, le navire amiral du groupe, est une grand-messe destinée à mobiliser les élus et les salariés. Le digital, l'IA et la concurrence des néobanques ont émaillé tous les discours.
Les panélistes interrogés par L’Agefi anticipent dorénavant deux hausses de taux de la Banque centrale européenne (BCE), et potentiellement une pour la Banque d’Angleterre (BoE). Ils confirment également que la Fed ne devrait plus baisser les siens, ce qui fait remonter les taux longs.
Les marchés actions ont effacé la correction de mars pour repartir à l’assaut des sommets, notamment Wall Street, portés par une vague de bénéfices exceptionnels et une forte révision à la hausse des perspectives, grâce à l’IA. Mais cette euphorie ne doit pas occulter les nombreux risques encore à l’œuvre.
Le fonds coté multi-actifs géré activement vise à offrir une diversification du capital à long terme, au-delà des actions et obligations traditionnelles.
Emmanuel Macron recevra lundi à Versailles de nombreux patrons prévoyant d'investir en France. Si la moisson s'annonce bonne, le secteur industriel français souffre
Les nombreuses violences urbaines qui ont eu lieu samedi soir au prétexte de la victoire du club de la capitale en Ligue des Champions étaient dramatiquement prévisibles
Le leader de La France insoumise a réussi à imposer son concept de « nouvelle France » quand ses adversaires cherchent encore le slogan capable de résumer en quelques mots l'idée forte de leur futur programme