Les pays du G20 prennent des engagements précis pour faire face à la crise
L’Italie promet de revenir à l’équilibre vers 2013 et l’Allemagne de faire adopter des mesures de relance si la crise s’aggrave
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Solenn Poullennec
Chacun d’entre nous jouera son rôle», ont promis les chefs d’Etat et de gouvernement à l’issue du sommet du G20 de Cannes vendredi. Une fois n’est pas coutume, le communiqué final s’accompagne d’un «Plan d’action pour la croissance et l’emploi» qui fixe à chacun des pays des objectifs relativement précis. Il faut dire que le constat dressé est noir: en Europe, la croissance sera plus faible que prévu et le chômage plus élevé. Aux Etats-Unis, la reprise est décevante et menacée par l’endettement. Quant aux pays émergents, ils sont déjà victimes de la crise de l’Occident.
Pour y remédier à court terme, l’Italie, qui figure en tête du communiqué, s’engage à abaisser sa dette à partir de 2012 et à ramener son budget «près de l’équilibre» en 2013. Le FMI veillera à l’avancée des réformes tous les trimestres. Les Etats-Unis promettent eux d’appliquer des mesures pour soutenir la reprise tout en assainissant leurs finances publiques.
Les pays à la traîne ne sont pas les seuls concernés. La Chine et l’Allemagne, entre autres, certifient qu’elles laisseront jouer «les stabilisateurs automatiques» et prendront des mesures de soutien de la demande intérieure en cas d’aggravation des perspectives économiques mondiales. «Il serait plus que bienvenu que l’Allemagne tienne rapidement cette promesse. Cela aiderait à contenir le ralentissement en Europe et commencerait à résorber les déséquilibres économiques au sein de la zone euro», réagit Nicolas Doisy, économiste chez Cheuvreux. L’Allemagne ajoute qu’elle promouvra la consommation et l’investissement privé. Et la Chine dit qu’elle recentrera son économie sur la consommation domestique, notamment en augmentant les salaires et renforçant la protection sociale. En matière de changes, les dirigeants des grandes puissances mondiales se félicitent de l’engagement de la Chine à «accroître la flexibilité de son taux de change en cohérence avec les fondamentaux du marché».
A moyen terme, la priorité reste la réduction de l’endettement. Sur ce point, la France réitère son engagement de ramener son déficit à 3% en 2013, de diminuer les dépenses de l’Etat et d’inscrire une «règle d’or» dans sa Constitution. Le Royaume-Uni promet aussi d’appliquer son plan de réduction du déficit défini en 2010. Les Etats-Unis assurent qu’ils réduiront leur ratio de dette sur PIB à partir de 2015.
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