Les options sur indices prédisent deux ans de baisse pour les actions
Le coût des options de vente sur le S&P 500 d'échéance 2 ans a plus que doublé alors que la courbe de volatilité, elle, s’est inversée
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Tân Le Quang
L’incertitude et la dynamique baissière sur le marché actions risquent de durer. De fait, les investisseurs sont désormais prêts à payer une fortune pour se protéger contre de futures pertes sur les actions. Selon des données de Bloomberg, le coût de la protection, en cas de chute de l’indice S&P 500 d’ici à 2011, est passé de 15.160 dollars sur le Chicago Board Options Exchange la semaine dernière, contre 6.875 dollars un an plutôt. Un renchérissement spectaculaire qui indique que le marché ne croit pas à une baisse de la volatilité, ni à une sortie de crise sur un horizon de deux ans. D’ailleurs, le volume des options de vente sur le S&P 500 à Chigago atteint désormais les 443.945 contrats, soit le double de celui des options d’achat.
«Au vu de la courbe de volatilité sur les dérivés actions, qui présente une courbe inversée entre le court et le long terme, les intervenants de ce marché n’anticipent pas de sortie de crise avant 2011, a déclaré Hatem Dohni, responsable du pôle volatilité de CCR lors d’une conférence mardi. La crise n’est pas seulement concentrée sur le court terme (...), ses effets peuvent se prolonger pendant trois, quatre ans.»
La volatilité à un mois du S&P 500 s’établissait hier à 46%, contre 38% pour celle à deux ans. Des niveaux deux fois plus élevés que ceux précédant la faillite de Lehman-Brothers. Mais cette configuration de marché est un phénomène international. La courbe de volatilité du DJ Euro Stoxx 50 est aussi inversée, les volatilités à un mois et deux ans s’établissant à 43% et 40%.
Avec un deuxième marché domestique, la banque française répond au manque de diversification qui lui a parfois été reproché. Elle ne cache pas sa volonté de développer rapidement la banque portugaise qui fait maintenant partie du groupe.
Le Panel Actions peine à suivre la nouvelle progression des Bourses américaine et japonaise en mai. Le CAC 40 et l’Euro Stoxx 50 pourraient gagner 2,6% à six mois et au moins 5% en un an. Wall Street ne gagnerait que 3% en un an.
Le PDG du pétrolier, Patrick Pouyanné, s’attend à ce que le prix du baril demeure durablement élevé en raison de cette crise qui devrait en outre inciter les Etats à renforcer leurs capacités en matière d'énergies renouvelables. Un domaine où le groupe français est également actif, contrairement à la plupart de ses pairs.
A Strasbourg, l'assemblée générale annuelle de la fédération du Crédit Mutuel Centre Est Europe, le navire amiral du groupe, est une grand-messe destinée à mobiliser les élus et les salariés. Le digital, l'IA et la concurrence des néobanques ont émaillé tous les discours.
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Le fonds coté multi-actifs géré activement vise à offrir une diversification du capital à long terme, au-delà des actions et obligations traditionnelles.
La justice va désormais prendre le relais de la police pour juger les casseurs. L’an dernier, Gérald Darmanin avait jugé les peines « pas à la hauteur »