Les marges sur le marché primaire devraient rester élevées
Hanna Stekelorom, responsable de la gestion crédit chez Natixis Asset Management
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Violaine Le Gall
L’Agefi: Les marges de crédit sur le marché primaire peuvent-elles diminuer en ce début d’année?
Hanna Stekelorom: Les marges de crédit sur le marché primaire devraient rester à des niveaux élévés à cause de l’abondance de l’offre. De fait, les besoins de financement des émetteurs demeurent significatifs au début de cette année. Nous anticipons également une augmentation de la différenciation entre les marges des valeurs solides avec un faible endettement et une bonne visibilité des résultats, et celles des émetteurs plus à risque dont la qualité de crédit pourrait se détériorer à cause de la dégradation de la conjoncture ou dont l’accès au refinancement reste problématique. En effet, la contrainte de liquidité devrait persister et même si les spreads de crédit valorisent d’ores et déjà les dégradations significatives de notation et une forte hausse des taux de défaut, les incertitudes restent importantes sur l’ampleur et la durée de la récession. Le resserrement des marges de crédit ne pourra se faire que quand les conditions de financement sur les marchés interbancaires vont se détendre et quand les marchés financiers seront rassurés sur l’efficacité des politiques mises en places et la pérennité de la reprise éventuelle.
Dans ce contexte, quelle est votre stratégie ?
Nous restons sélectifs dans nos investissements aux regards des primes offertes sur le marché primaire. Face aux risques spécifiques qui devraient s’accroître, nous privilégions des crédits aux fondamentaux solides. Nous revenons sur les émissions de dette bancaire senior suite aux mesures prises par les gouvernements, et favorisons les secteurs défensifs comme les utilities qui offrent une bonne visibilité sur la récurrence et le niveau de cash-flows. Nous évitons les crédits les plus sensibles au besoin de financement. Nous restons à l'écart des valeurs cycliques, notamment dans l’automobile où les ratios financiers devraient être en nette détérioration.
L'assureur cède ses 10% du capital du numéro un français du capital-investissement, dont il continuera à souscrire les fonds. Les ACM portent leur participation à 23%, et le fonds new-yorkais Wafra, entré l'an dernier, monte au capital.
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Tégo, l’association souscriptrice des contrats d’assurance du secteur défense et sécurité, engage une consultation de marché pour ses contrats emprunteurs. La décision, validée par le conseil d’administration, pourrait être lourde de conséquences pour l’AGPM et Allianz, ses partenaires historiques.
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