Les marchés se tiennent prêts à réagir aux prochains rendez-vous européens
Les réunions de l’Eurogroupe fin novembre et des dirigeants européens le 9 décembre seront l’occasion d’avancer dans la résolution de la crise de la dette
L’accord européen du 26 octobre et le G20 de début novembre n’ayant permis ni de régler la crise de la dette, ni d’apaiser les marchés, ces derniers chercheront dans les prochains rendez-vous européens les éléments permettant d’entrevoir une issue. D’abord, la Commission européenne lancera une consultation sur les euro-obligations et présentera ses propositions pour renforcer la gouvernance économique de la zone euro le 23 novembre.
Puis, les 29 et 30 novembre, l’Eurogroupe et l’Ecofin, qui réunissent les ministres des Finances de la zone euro et de l’Union, se tiendront à Bruxelles. Des réunions durant lesquelles la mise en place de la réforme du Fonds européen de stabilité financière (FESF), annoncée le 26 octobre dernier, pourrait avancer. Mario Draghi, le président de la BCE, a souhaité, vendredi dernier, que le FESF soit opérationnel «sans tarder». Mais, à ces rendez-vous, la France et l’Allemagne pourraient à nouveau afficher leurs divergences de vue sur le rôle à jouer de la Banque centrale européenne dans le règlement de la crise.
Les chefs d’Etat se réuniront à leur tour le 9 décembre, pour la dernière fois en 2011. La crise de la dette sera une nouvelle fois au cœur de leurs discussions, tout comme la réforme des traités souhaitée par la chancelière allemande Angela Merkel. La veille, la BCE aura rendu sa décision de politique monétaire: la probabilité d’une baisse des taux est évaluée à 93% sur le marché monétaire.
Les politiques nationales influenceront aussi les marchés. D’ici mi-décembre, un nouveau gouvernement se mettra en place en Espagne. La capacité des nouveaux gouvernements grecs et italiens à mettre en œuvre des mesures d’austérité sera aussi suivie de près. Les adjudications italiennes des 29 novembre et 29 décembre, et espagnoles du 15 décembre permettront de voir si la perception des investisseurs à l'égard de la dette périphérique change.
Enfin, même si la Grèce est passée au second plan après la contagion à l’Italie et l’Espagne, elle pourrait revenir sur le devant de la scène le mois prochain. Elle attend le versement de la sixième tranche d’aide de 8 milliards d’euros d’ici mi-décembre, un délai au-delà duquel elle ne pourrait plus honorer ses engagements. A cet effet, la Troïka est arrivée à Athènes vendredi dernier pour une nouvelle évaluation.
Après l'opération historique de SpaceX, plusieurs sociétés ont voulu profiter de l’effervescence pour entrer à leur tour en Bourse cet été. Des opérations souvent à l’initiative de sociétés de capital-investissement désireuses de se retirer. Sans doute de quoi expliquer des débuts de cotation en demi-teinte.
Reprise de Batibig par Charterhouse, passage de relais d’Eurazeo à Partners Group au capital d’Aroma-Zone, cession d’Idex par Antin, offre de Mubadala Capital sur Pierre et Vacances : L’Agefi passe en revue les principales transactions annoncées durant la période estivale.
Au deuxième trimestre, les ventes de logements neufs aux particuliers ont diminué de près de 5%. Le climat, attentiste à l'approche de l'élection présidentielle, devrait continuer de peser sur le marché.
Le compte à rebours est peut-être lancé pour les ETF World, S&P 500 et Nasdaq logés dans le PEA. Une note interprofessionnelle du 24 juillet 2026 laisse entrevoir la fin de l'éligibilité des ETF synthétiques exposés hors Europe, au PEA.
Par défaut d’entente entre les deux parties, de nouveaux droits de douane de 50 %, voulus par Donald Trump, sont entrés en vigueur, samedi 22 août, sur un certain nombre de produits canadiens. Ottawa imposera des surtaxes d’un même montant, « au dollar près », affirme Mark Carney
« Il vaut mieux mettre fin à la guerre maintenant, alors que nous sommes en position de force et dans la dignité », a estimé le président iranien, Massoud Pezeshkian, vendredi 21 août. De son côté, Washington cherche à renforcer sa guerre économique contre Téhéran