Les fonds «antichocs» face à la crise

Christophe Boucher et Bertrand Maillet - A.A.Advisors (ABN AMRO)

Le graphique ci-contre représente l’univers des fonds de volatilité disponibles sur le marché français. Le rendement annualisé ainsi que le downside risk calculés depuis huit mois sont représentés. Le downside risk qui mesure la volatilité des rendements négatifs du fonds permet d’ignorer les mouvements extrêmes à la hausse qu’a connus la volatilité sur la période. Le niveau du vega moyen de chacun des fonds est représenté par la taille des cercles situant chaque fonds dans le plan. Le vega mesure ici la sensibilité du fonds à 1 point de hausse de l’indice VSTOXX qui reflète la volatilité implicite à 30 jours de l’indice européen des actions DJ EuroStoxx 50. Ces fonds «antichocs» gèrent leur exposition à la volatilité (le vega) comme d’autres fonds plus classiques gèrent leur exposition au marché (le beta). On trouve également certains fonds plus atypiques qui s’exposent à la «divergence» c’est-à-dire à la fois à la volatilité et la corrélation. Depuis huit mois, nous pouvons distinguer trois profils de fonds antichocs: 1) les fonds absolus d’arbitrage de volatilité qui ont su générer une performance stable quel que soit l’état de la volatilité conformément à leur objectif, 2) les fonds structurellement longs en volatilité beaucoup plus risqués mais qui ont dégagé des surperformances quelquefois extrêmes, 3) le(s) fonds ouvrant la possibilité d’une gestion plus souple de leur exposition à la volatilité et qui ont souffert de l’absence de retour à la moyenne de la volatilité implicite lors de cette crise historique.

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