Les conditions de crédit en zone euro s’améliorent légèrement
Après un deuxième trimestre décevant, les conditions de crédit s’améliorent légèrement au troisième trimestre. Selon l’enquête trimestrielle de la Banque centrale européenne (BCE), menée du 13 septembre au premier octobre auprès de 120 banques de la zone euro, le nombre de banques qui ont durci leurs normes de crédit aux entreprises a été inférieur au troisième trimestre par rapport à celui du trimestre précédent en ce qui concerne les ménages et les entreprises. Ces dernières restent cependant pénalisées.
Le taux net de banques ayant resserré leurs conditions d’octroi de prêts aux entreprises atteint en effet encore 4% au troisième trimestre. Il est cependant en baisse par rapport au montant de 11% enregistré le trimestre dernier, se rapprochant du niveau des trois premiers mois de l’année (3%). Un ralentissement dans le durcissement des conditions de crédit que la BCE explique par un cycle économique mieux orienté ce trimestre.
«Comme dans l’enquête de juillet, on voit des signes de divergence entre pays, commente Greg Fuzesi, l'économiste de JPMorgan. Les enquêtes séparées de la Bundesbank et de la Banque de France montrent un assouplissement des conditions de crédit parmi leurs banques. Les établissements qui les resserrent sont susceptibles de se trouver dans les pays périphériques de la zone», comme au Portugal.
L’amélioration a été plus forte pour les ménages. «Les variations nettes sur les prêts hypothécaires et sur le crédit à la consommation ont atteint une position neutre au troisième trimestre, après plus de deux ans de resserrement continu», explique la BCE qui ajoute que «l’amélioration est plus importante que prévue dans l’enquête de juillet». Pour le dernier trimestre, les banques s’attendent tout de même à une dégradation du taux net à 1%.
La demande de crédits a par ailleurs augmenté dans la zone et ceci pour la première fois depuis deux ans. Le nombre d'établissements qui disent avoir constaté une demande accrue de prêts a excédé de 7% ceux qui disent avoir enregistré une demande plus faible. Aux premier et deuxième trimestres, ce solde était négatif, à -13% et -2%, respectivement. «Cependant, la demande de prêts nette émanant de grandes sociétés reste toujours plus faible que celle des PME depuis la deuxième moitié de 2009», souligne la BCE. La demande de crédits devrait croître davantage au quatrième trimestre.
Plus d'articles du même thème
-
Les grandes banques américaines surfent sur les opérations de marché
JPMorgan, Goldman Sachs, BofA, Citigroup et Wells Fargo ont tiré parti du dynamisme du trading et de leurs activités dans la banque d’investissement au deuxième trimestre 2026. -
L’AMF mise sur la directive SRD 3 pour faciliter l’exercice des droits des actionnaires
Le régulateur français dévoile ses réponses à la consultation de Bruxelles sur la révision de la directive concernant le droit des actionnaires (SRD). -
Les émissions d’obligations d’entreprises signent un premier semestre exceptionnel
Le marché primaire corporate euro a enregistré un semestre record à 285 milliards d’euros, porté notamment par les sociétés américaines, dont les hyperscalers, et soutenu par la forte demande des investisseurs. Et ce malgré le conflit en Iran. -
L'inflation aux États-Unis ralentit plus que prévu en juin
Les rebondissements autour du détroit d'Ormuz pourraient cependant créer de nouvelles tensions sur les prix. -
Les banques françaises ont le sort de Casino entre leurs mains
Le distributeur a choisi la proposition de restructuration de son premier actionnaire, Daniel Kretinsky, mais il réclame un geste de ses banquiers pour pouvoir la mettre en œuvre. Verdict le 20 juillet. -
Le marché primaire des dettes financières résiste malgré les tensions géopolitiques
Les émissions en euros 2026 ont dépassé celles de 2025 malgré la guerre en Iran, mais avec de fortes disparités selon les segments liées notamment à de moindres besoins en dettes subordonnées. Ce qui devrait limiter la possibilité de battre des records d’ici à fin décembre.
ETF à la Une
Amundi lance un ETF sur les actions monde
Contenu de nos partenaires
-
Jour J, heure HFin de vie : ultimes vertiges parmi les députés
Alors que « l’aide à mourir » doit être adoptée par un vote solennel ce mercredi, des hésitations se font encore jour au Palais-Bourbon parmi des élus qui ont conscience de vivre un moment d’Histoire -
Encore et encoreEntre l’Iran et Trump, la bataille d’Ormuz repart de plus belle
Echaudé par les attaques iraniennes, le président américain a annoncé l’instauration d’une taxe de 20 % pour le passage du détroit. Avant d’y renoncer sous la pression -
EditorialAide à mourir, la liberté abîmée
Il n’y a pas de liberté véritable si les consciences ne sont pas éclairées par la vérité des faits. Or, à toutes les étapes du débat sur la fin de vie, la vérité aura été maltraitée.