L’Agefi a lancé sur son site web dès 2012 un espace de débats financiers avec pour ambition de contribuer à la vitalité des échanges d’idées sur la place de Paris.
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La finance n’a pas échappé à la montée en puissance des débats en ligne et des nouveaux outils de partage que sont les réseaux sociaux. Dans ce vaste mouvement, l’Agefi a pris une part active en lançant sur son site web dès 2012 son propre forum : http://www.communautés.agefi.fr/, avec pour ambition de contribuer à la vitalité des échanges d’idées au sein de la place de Paris. Aujourd’hui, cet espace de discussion rassemble 2.000 professionnels : banquiers, gérants de fonds, conseillers en patrimoine, analystes, stratégistes, brokers, professeurs, consultants, trésoriers, avocats, auditeurs, risk managers, lobbyistes, documentalistes, étudiants ... Un échantillonnage quasi exhaustif de la planète finance.
Aurait-on pu imaginer meilleur moment pour donner la parole aux acteurs de l’économie? Depuis 2008 l’histoire s’est emballée. Onde de choc de la crise des subprime, crise de l’endettement des pays de la zone euro, récession chez certains d’entre eux, bouleversements réglementaires à flux continus (Emir, Mifid, Aifm, Bâle III …), et puis bien entendu les implications du séisme du Brexit ces dernières semaines. Nos Communautés ont livré leurs analyses, leurs attentes et leurs craintes. Des témoignages riches d’enseignements.
Alors que la Banque centrale européenne ouvrait en grand les robinets de la liquidité en 2012 et brandissait l’arme de l’OMT pour calmer la nervosité des marchés, la grande majorité de nos membres applaudissaient ces mesures non conventionnelles. Certains ont vu dans l’institution monétaire l’ «uniquedeus ex machina» dans une Europe désorientée. Le satisfecit accordé au président de la BCE, Mario Draghi, a été quasi unanime, même si, sous sa responsabilité, le bilan de la banque a pris de l’embonpoint.
Autre grande leçon, nos membres ont salué les avancées de la construction européenne. L’union budgétaire, l’union bancaire sont des initiatives perçues comme des réponses de fond à la fragilité institutionnelle de la zone euro et font espérer une meilleure cohérence de ses politiques. Le consensus reste en revanche plus difficile sur des questions sensibles comme la séparation des activités bancaires.
Des débats multiples
Sur le front de la régulation, les professionnels ne cachent pas leur désagrément face aux procédures alourdies, à la redistribution des rôles entre banques et institutions financières non bancaires ou encore au risque de renchérissement du coût du crédit. Mais au bout du compte c’est la légitimité de garde-fous plus solides face au risque de nouvelles crises qui l’emporte. Le relèvement des ratios de solvabilité et de liquidité des banques ont déjà commencé à restaurer la confiance. Même l’hypothèse d’une faillite organisée d’une banque «too big too fail» ne parait plus tabou.
Autre grand thème, la lutte contre l'évasion fiscale fait aussi clairement partie des préoccupations des professionnels si l’on en juge par les contributions des membres de la communauté «expatriés de la finance»; tout comme, sur un autre plan, la question des retraites pour les salariés travaillant hors de France.
Les mois qui viennent devraient être propices à d’autres débats passionnants. En France l'état des finances publiques, la fiscalité, le financement des PME, le chômage ou encore la compétitivité nourrissent toutes les polémiques. A l’international, les interrogations sur les émergents, la remontée des taux américains ou la stratégie de la BCE après son Quantitative Easing en alimentent d’autres.
Caisse de résonnance des évènements qui agitent les marchés, nos Communautés ne pourraient-elles devenir un instrument de veille et d’alerte pour les professionnels confrontés aux caprices des marchés et soucieux de les déjouer? Ce ne serait pas la moindre de leurs vertus.
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