Les commissions sur fusions-acquisitions ont chuté de 32% en 2008
Le repli des «fees» a suivi celui des volumes d’opérations. Goldman Sachs conserve sa première place
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Olivier Decarre
Si 2006 restait jusqu’à ces dernières semaines en ligne de mire, c’est finalement au niveau de 2005 que le marché des fusions-acquisitions terminera l’année 2008. A 2.884 milliards de dollars selon Thomson Reuters, le compteur des F&A affiche ainsi un recul de 31% vis-à-vis de 2007.
Si un thème aura dominé l’année, c’est bien celui des annulations d’opérations. Selon des données séparées publiées par Dealogic, les annulations ont représenté en 2008 près de 28% des montants de fusions annoncées, alors que la moyenne sur les trois années précédentes était inférieure de 10 points.
En tout cas, cela n’aura pas réellement modifié le palmarès des banques d’affaires. D’après Thomson Reuters, Goldman Sachs conserve sa place de leader aux Etats-Unis (572 milliards de dollars) et dans le monde (816 milliards) pour le volume d’opérations conseillées. Seul changement de taille, Goldman Sachs cède son fauteuil de numéro un en Europe au profit de JPMorgan (519 milliards) qui fait un bond de quatre places. A noter également que BNP Paribas fait son entrée dans le top 10 mondial (10e) et européen (9e).
Si Goldman Sachs recule d’un rang en Europe, la banque américaine pourra toujours avancer qu’elle reste celle qui accumule les plus fortes commissions, que ce soit en Europe ou aux Etats-Unis. Dans l’ensemble, les «fees» de la profession ont suivi le repli du marché, à 34,21 milliards de dollars contre 50,51 milliards un an auparavant. Et force est de constater que c’est l’activité en provenance des émergents qui a soutenu les rémunérations car ces mêmes «fees» se tassent de 33% en Europe et de 40% aux Etats-Unis.
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