Les besoins de financement des entreprises sont élevés
L’Agefi: les conditions de marché actuelles sont-elles toujours favorables à une poursuite, en Europe, de l’activité sur le marché primaire du crédit ?
Julien Daire: Oui, pour plusieurs raisons. Les besoins de financement des entreprises sont élevés : financement de l’activité courante, refinancement des dettes obligataires courtes et, pour certaines, refinancement des dettes d’acquisition (Roche, Imperial Tobacco). Etant donné la difficulté à trouver des financements aujourd’hui, les entreprises se tournent massivement vers les marchés obligataires et profitent de l’appétit actuel des investisseurs. Pour les banques, nous pensons que les émissions de dettes garanties par les Etats se poursuivront au détriment de la dette non garantie en raison de la prudence des investisseurs. Même si les volumes d’émissions sont impressionnants (un record de 50 milliards d’euros en janvier), toutes les émissions sont sursouscrites, signe de l’engouement des investisseurs. Ce regain d’intérêt s’explique notamment par une recherche grandissante de rendement dans un environnement de taux bas, et par une valorisation plus attractive que celle offerte par les actions.
Dans ce contexte, quelle classe d’actifs privilégiez-vous? Nous continuons à privilégier la qualité. Nous concentrons nos investissements sur les émetteurs de la catégorie investissement (principalement «AA» et «A») sur des secteurs défensifs sur lesquels nous disposons d’une bonne visibilité sur les cash-flows futurs (utilities et TMT par exemple), en privilégiant les émissions primaires offrant un surcroît de rendement.
Plus d'articles du même thème
-
RockFi équipe ses conseillers d’un agent IA pour le suivi patrimonial
La fintech déploie un agent IA auprès de ses conseillers privés afin d’automatiser une partie du suivi patrimonial et offrir un accompagnement plus personnalisé à ses clients. -
Le recul de l'activité s'atténue dans la zone euro en juin
L'indice PMI composite de la zone euro est remonté à 49,5 en juin, contre 48,5 en mai, selon les données provisoires publiées par S&P Global et la Hamburg Commercial Bank. Le repli de l'activité s'est en revanche accentué en Allemagne. -
Heineken opte pour une direction hors-les-murs pour tonifier ses ventes
Le brasseur nomme Rafael Oliveira, en tant que nouveau PDG. Avec le choix de ce profil externe, issu du secteur du café, le néerlandais espère trouver la bonne recette de sa relance commerciale. -
Un vent de consolidation souffle sur les marchés asiatiques
Avec un plongeon de près de 10 % avant la suspension des échanges, la Bourse de Séoul subit, à travers le Kospi, des prises de bénéfices massives sous l'effet de dégagements dans les semi-conducteurs, très en vue ces derniers mois avec la flambée de l'IA. A Wall Street, les futures sont mal orientés -
Derrière l'essor des obligations convertibles, une mutation profonde de la classe d'actifs
Ce compartiment est ainsi passé d'environ 350 milliards de dollars il y a quatre ans à plus de 620 milliards aujourd'hui, retrouvant des niveaux inédits depuis le début des années 2000, calcule Nicolas Crémieux, responsable des obligations convertibles chez Mirabaud Asset Management. La fièvre de l'IA y joue un rôle. Elle n'est pas le seul facteur. -
Tirées par l'électrique, les ventes de voitures neuves continuent à augmenter en Europe
Elles ont progressé de 3,2% en mai et grimpent de 4% depuis le début de l'année. Les motorisations hybrides et électriques progressent fortement tandis que les constructeurs chinois poursuivent leur percée.
ETF à la Une
AllianzGI va lancer cinq ETF actifs en Europe dès l'été
- Le chantier social prend du retard dans la fusion de BNP PAM et d'Axa IM
- L'AFG propose d'introduire une dose de capitalisation dans les retraites complémentaires du privé
- Le programme Tibi 3 vise 15 milliards d'euros d'investissements dans la tech
- La justice française rejette la restitution de retenues à la source sur dividendes pour des « pools » de fonds
- La Caisse des dépôts investit dans un fonds monétaire Ucits tokenisé
Contenu de nos partenaires
-
Canicule : la France a connu sa nuit la plus chaude depuis 1947
Avec une température minimale moyenne de 21,6 °C, la France a enregistré dans la nuit de lundi à mardi sa nuit la plus chaude depuis le début des relevés en 1947. Cinquante-quatre départements sont désormais placés en vigilance rouge canicule -
Hold-upPourquoi les Brexiters ne paient pas l’échec du Brexit
Dix ans après le référendum, une majorité de Britanniques estiment que le Brexit était une mauvaise idée. Pourtant, le parti Reform UK, créé à l’origine pour soutenir le Brexit, reste en tête dans les sondages. -
Oser : la dernière planche de salut des démocraties
Ciblée par Donald Trump, Giorgia Meloni a imposé une posture inédite en Europe, interrogeant notre capacité à riposter face aux autocrates