Les besoins de financement des entreprises sont élevés
Julien Daire, gérant obligataire crédit chez CPR AM
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Tân Le Quang
L’Agefi: les conditions de marché actuelles sont-elles toujours favorables à une poursuite, en Europe, de l’activité sur le marché primaire du crédit ?
Julien Daire: Oui, pour plusieurs raisons. Les besoins de financement des entreprises sont élevés : financement de l’activité courante, refinancement des dettes obligataires courtes et, pour certaines, refinancement des dettes d’acquisition (Roche, Imperial Tobacco). Etant donné la difficulté à trouver des financements aujourd’hui, les entreprises se tournent massivement vers les marchés obligataires et profitent de l’appétit actuel des investisseurs. Pour les banques, nous pensons que les émissions de dettes garanties par les Etats se poursuivront au détriment de la dette non garantie en raison de la prudence des investisseurs. Même si les volumes d’émissions sont impressionnants (un record de 50 milliards d’euros en janvier), toutes les émissions sont sursouscrites, signe de l’engouement des investisseurs. Ce regain d’intérêt s’explique notamment par une recherche grandissante de rendement dans un environnement de taux bas, et par une valorisation plus attractive que celle offerte par les actions.
Dans ce contexte, quelle classe d’actifs privilégiez-vous? Nous continuons à privilégier la qualité. Nous concentrons nos investissements sur les émetteurs de la catégorie investissement (principalement «AA» et «A») sur des secteurs défensifs sur lesquels nous disposons d’une bonne visibilité sur les cash-flows futurs (utilities et TMT par exemple), en privilégiant les émissions primaires offrant un surcroît de rendement.
La proposition de supprimer une protection en vigueur depuis 2005 a fait l’objet d’une consultation qui s’est achevée le 17 août. Les hedge funds et gestionnaires taclent un projet porté de longue date par Paul Atkins, président du régulateur américain.
Aberdeen Investments s’apprête à céder le contrôle de son fournisseur d’accès à internet en difficulté, Airband Community Internet, à ses créanciers, selon une information de Bloomberg. « A l’issue d’un examen rigoureux de nos besoins de financement futurs et des perspectives de rendement ajustées au risque, nous avons pris la difficile décision de cesser tout financement complémentaire », a indiqué un porte-parole d’Aberdeen en réponse aux questions de l’agence. Parmi les banques ayant financé l’entreprise figurent HSBC Bank Plc, Lloyds Bank Plc, Banco de Sabadell SA et Norddeutsche Landesbank Girozentrale.
Le coréen Mirae Asset Securities réitère son partenariat avec Solactive par le lancement de deux ETN qui suivent la famille de l’indice WTI du fournisseur allemand.
L’annonce d’un doublement des liquidités pour les rachats de bons du Trésor américain, deux semaines seulement après la publication du programme de financement trimestriel, trahit une forme d’urgence face à un marché de taux qui risque le dérapage incontrôlé.
L’action Moderna bondit de plus de 110%, tandis que celle de Merck atteint un plus haut historique. Avec ces résultats positifs de phase 3, ce traitement pourrait être mis sur le marché dès 2027.
La maison mère d’Alphabet a émis 5,5 milliards de dollars australiens d’obligations kangourous lors de cette transaction inaugurale. Avec Amazon, elle est l’hyperscaler le plus actif hors de ses frontières avec près de 130 milliards de dollars émis depuis un an.
Le compte à rebours est peut-être lancé pour les ETF World, S&P 500 et Nasdaq logés dans le PEA. Une note interprofessionnelle du 24 juillet 2026 laisse entrevoir la fin de l'éligibilité des ETF synthétiques exposés hors Europe, au PEA.
Dans un hôtel particulier du 9e arrondissement, au cœur du quartier historique de la joaillerie parisienne, Cartier a installé sa propre école de formation. Suivez le guide!
Le président américain applique à sa politique étrangère la même logique transactionnelle que celle qui lui a permis de bâtir son empire immobilier. Mais face à un régime iranien guidé par l'idéologie et une logique de survie, son pragmatisme le mène à une impasse
Les pays du Golfe multiplient les projets pour contourner le passage stratégique, désormais sous la menace permanente de l'Iran, qui veut en garder le contrôle