Les besoins de financement des entreprises sont élevés
Julien Daire, gérant obligataire crédit chez CPR AM
Publié le
Tân Le Quang
L’Agefi: les conditions de marché actuelles sont-elles toujours favorables à une poursuite, en Europe, de l’activité sur le marché primaire du crédit ?
Julien Daire: Oui, pour plusieurs raisons. Les besoins de financement des entreprises sont élevés : financement de l’activité courante, refinancement des dettes obligataires courtes et, pour certaines, refinancement des dettes d’acquisition (Roche, Imperial Tobacco). Etant donné la difficulté à trouver des financements aujourd’hui, les entreprises se tournent massivement vers les marchés obligataires et profitent de l’appétit actuel des investisseurs. Pour les banques, nous pensons que les émissions de dettes garanties par les Etats se poursuivront au détriment de la dette non garantie en raison de la prudence des investisseurs. Même si les volumes d’émissions sont impressionnants (un record de 50 milliards d’euros en janvier), toutes les émissions sont sursouscrites, signe de l’engouement des investisseurs. Ce regain d’intérêt s’explique notamment par une recherche grandissante de rendement dans un environnement de taux bas, et par une valorisation plus attractive que celle offerte par les actions.
Dans ce contexte, quelle classe d’actifs privilégiez-vous? Nous continuons à privilégier la qualité. Nous concentrons nos investissements sur les émetteurs de la catégorie investissement (principalement «AA» et «A») sur des secteurs défensifs sur lesquels nous disposons d’une bonne visibilité sur les cash-flows futurs (utilities et TMT par exemple), en privilégiant les émissions primaires offrant un surcroît de rendement.
Avec un deuxième marché domestique, la banque française répond au manque de diversification qui lui a parfois été reproché. Elle ne cache pas sa volonté de développer rapidement la banque portugaise qui fait maintenant partie du groupe.
Le Panel Actions peine à suivre la nouvelle progression des Bourses américaine et japonaise en mai. Le CAC 40 et l’Euro Stoxx 50 pourraient gagner 2,6% à six mois et au moins 5% en un an. Wall Street ne gagnerait que 3% en un an.
Le PDG du pétrolier, Patrick Pouyanné, s’attend à ce que le prix du baril demeure durablement élevé en raison de cette crise qui devrait en outre inciter les Etats à renforcer leurs capacités en matière d'énergies renouvelables. Un domaine où le groupe français est également actif, contrairement à la plupart de ses pairs.
A Strasbourg, l'assemblée générale annuelle de la fédération du Crédit Mutuel Centre Est Europe, le navire amiral du groupe, est une grand-messe destinée à mobiliser les élus et les salariés. Le digital, l'IA et la concurrence des néobanques ont émaillé tous les discours.
Les panélistes interrogés par L’Agefi anticipent dorénavant deux hausses de taux de la Banque centrale européenne (BCE), et potentiellement une pour la Banque d’Angleterre (BoE). Ils confirment également que la Fed ne devrait plus baisser les siens, ce qui fait remonter les taux longs.
Les marchés actions ont effacé la correction de mars pour repartir à l’assaut des sommets, notamment Wall Street, portés par une vague de bénéfices exceptionnels et une forte révision à la hausse des perspectives, grâce à l’IA. Mais cette euphorie ne doit pas occulter les nombreux risques encore à l’œuvre.
Le fonds coté multi-actifs géré activement vise à offrir une diversification du capital à long terme, au-delà des actions et obligations traditionnelles.
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Le leader de La France insoumise a réussi à imposer son concept de « nouvelle France » quand ses adversaires cherchent encore le slogan capable de résumer en quelques mots l'idée forte de leur futur programme