Les banques créancières accordent un délai à Taylor Wimpey
Le constructeur immobilier britannique aura finalement jusqu’au 31 mars prochain pour refinancer sa dette
Publié le
Ajouter à vos sources préférées
Ajouter en favori
Olivier Decarre
Une rallonge de dernière minute bienvenue. Le constructeur immobilier britannique a annoncé la semaine dernière qu’il avait obtenu un délai supplémentaire pour procéder à des tests sur sa dette. Ses banques créancières ont en effet repoussé jusqu’au 31 mars la date limite pour y procéder.
Initialement, la société devait procéder à ces mesures en janvier. Mais elle a reconnu qu’elle n’aurait pas été en mesure dans ce cas de respecter ses clauses contractuelles (covenants). Une rupture qui aurait permis aux investisseurs ayant souscrit des billets de trésorerie lors d’un placement privé d’exiger le remboursement de 380 millions de livres. Pis encore, la rupture d’un covenant sur une partie de la dette étant considérée comme un manquement aux engagements également sur les autres lignes, les détenteurs d’obligations auraient eux aussi été en mesure de demander le paiement anticipé de 450 millions de livres.
En dégradant le groupe de «B» à «CCC» en novembre, Fitch avait d’ailleurs bien noté que Taylor Wimpey restait «dépendant de la décision de ses créanciers», dans la mesure où une demande de test sur la dette aurait pu conduire très rapidement «à un défaut».
Taylor Wimpey va donc avoir un peu plus de temps pour renégocier sa dette de 1,9 milliard de livres et trouver un cadre lui permettant de respecter ses engagements. Fin novembre, la presse britannique avait évoqué plusieurs pistes comme l’allongement de la maturité de la dette jusqu’à 2012 ou encore la conversion d’une partie en capital. Une dernière option qui est jugée la plus probable par l’agence de notation.
Certes, les négociations devraient rester tendue compte tenu de la situation du groupe et de l’Etat du marché immobilier outre-Manche, à un plancher de trente ans.
Il n’en reste pas moins que, pour le courtier Panmure Gordon, ce délai accordé est bien «le signe que les banques souhaitent aboutir à une solution». Du coup, «la probabilité d’une faillite se réduit».
L’intéressé a lui aussi souhaité se montrer rassurant. Notant que les discussions se poursuivaient «sur une base constructive», il s’est dit confiant dans le fait qu’«une solution solide de financement à moyen terme, tenant compte des exigences de toutes les parties prenantes, sera trouvée avant la fin du délai accordé».
L’indice des valeurs exposées au secteur des semiconducteurs a perdu près de 20% depuis son pic ce qui pourrait acter son entrée dans un marché baissier.
L’activité de gestion privée de La Financière de l’Echiquier s’élève à environ 2 milliards d'euros d'encours conseillés, dont 400 millions en gestion sous mandat pour le compte des CGP. Elle vise une progression de sa collecte de 15% par an.
Chaque fin de mois, avec l’objectivité et l’expertise qui caractérisent ses journalistes, L’Agefi alpha vous propose des enquêtes fouillées et décortique des innovations technologiques ou financières. Il ouvre une fenêtre sur un marché à l’international, les asset managers ayant depuis longtemps traversé les frontières, et met en valeur les femmes et les hommes qui font la richesse de cette industrie et la force de la place financière française.
Les marchés ont effectué une rotation des petites capitalisations et des valeurs de croissance vers les grandes capitalisations et la value en Europe. Aux États-Unis, la rotation a surtout bénéficié aux petites capitalisations.
La filiale de gestion d’actifs du groupe BPCE veut combler son retard en lançant ses premiers ETF actifs sur le marché européen d’ici la fin de l’année tout en développant son offre sur le non-coté.
Une majorité de sympathisants macronistes estime que l’actuel locataire de Matignon ferait un meilleur candidat que ses deux prédécesseurs, déjà lancés dans la course à l’Elysée, selon un sondage Odoxa
SERIE. L'ancien conseiller en communication du président François Hollande se met dans la peau du futur locataire de l'Elysée et liste ses premières décisions
Pour l'Opinion, notre chroniqueur Bernard Quiriny a rouvert des essais politiques d’hier à aujourd’hui, des classiques incontournables aux livres de circonstance oubliés