Les banques auront besoin d’au moins 500 milliards de dollars d’ici à 2010
Le FMI a revu en baisse ses prévisions de croissance pour 2009. Pour soutenir le secteur bancaire, il évoque la création de «bad banks» publiques
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Violaine Le Gall
Une reprise économique durable ne sera pas possible tant que le fonctionnement du secteur financier ne sera pas rétabli et que le marché des crédits ne sera pas dégelé». Dressant ce constat, le Fonds monétaire international (FMI) vient de réviser en forte baisse ses prévisions de croissance dans le monde à 0,5% pour 2009 (voir tableau).
Le redressement du secteur bancaire ne semble pas imminent à en croire le rapport de stabilité financière du FMI. Les banques subissent encore les effets de la détérioration des marchés et de la conjoncture économique. Par conséquent, les banques américaines et européennes auront encore besoin d’au moins 500 milliards de dollars pour couvrir les dépréciations enregistrées en 2009 et 2010 d’après le FMI. Au quatrième trimestre 2008, les dépréciations des banques ont déjà atteint 792 milliards de dollars et les capitaux levés par ces dernières 826 milliards dont 380 auprès des Etats.
La restructuration du secteur pourrait aussi passer par la création de structures de défaisance publiques afin de délester les bilans des banques des actifs en souffrance. L’objectif final est de restaurer la confiance parmi les emprunteurs et les prêteurs. Reconnaissant qu’il sera difficile de donner une valeur à ces actifs, Jaime Caruana, responsable de la division marchés financiers et de capitaux du FMI, estime toutefois que «les évaluations doivent être faites, les pertes doivent être reconnues».
Le FMI insiste par ailleurs sur l’importance de la coordination internationale afin d’établir un cadre pour les politiques financières.
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