Les agences de notation plus à l'écoute de l’industrie de la titrisation
Selon le président de S&P, les investisseurs souhaitent, entre autres, une échelle de notation séparée entre titres classiques et complexes
Publié le
Ajouter à vos sources préférées
Ajouter en favori
Tân Le Quang
Si la restauration de la confiance des investisseurs sur le marché des titrisations dépend en grande partie de l’assainissement du système bancaire et du redressement de l’économie mondiale, elle doit nécessairement passer par un regain de crédibilité des agences de notation et la mise en place de notations plus transparentes et plus compréhensibles. D’ailleurs, lors de la conférence du Comité des régulateurs européens de marché (CESR) qui s’est tenue lundi à Paris, le président de S&P, Deven Sharma, a énuméré les principaux souhaits des utilisateurs de notations. De nombreuses attentes se focalisent sur des thématiques liées aux titrisations.
Le patron de l’agence rapporte que les investisseurs s’attendent à ce que la signification et l’utilisation des notations, ainsi que le degré de risque inhérent aux notes, soient suffisamment clairs pour pouvoir prendre des décisions. Ceux-ci souhaitent que les notes sur les nouveaux titres et les titres complexes soient différenciées au travers d’échelles de notation séparées ou fournissant davantage d’informations sur leurs caractéristiques.
Côté transparence, les utilisateurs des outils d’appréciation désirent que les émetteurs de produits structurés publient des informations sur les paniers d’actifs sous-jacents, celles-ci étant toujours transmises aux agences de manière confidentielle.
Ayant en tête le mauvais souvenir de l’été 2007 qui fut marqué par une volatilité extrême des notes des titres adossés aux prêts hypothécaires résidentiels (RMBS), le marché veut que les politiques de notation puissent être appliquées de manière claire et cohérente afin de minimiser les effets de surprise au moment d’un changement de notation.
Dans tous les cas, les agences démontrent déjà une certaine capacité à répondre aux exigences du marché. De fait, Fitch a récemment annoncé avoir appliqué à 472 tranches de RMBS néerlandais son échelle de notation sur la sévérité des pertes en cas de défaut. Complémentaire au système de notation de Fitch sur la dette classique, cette nouvelle méthode proposée au marché l'été dernier, repose sur cinq notes allant de «LS-1» (faible risque de pertes sévères) à «LS-5» (fort risque). Elle s’appliquera à tous les produits structurés de la zone EMEA (Europe, Moyen-Orient, Afrique) notés par Fitch d’ici les douze prochains mois.
L’annonce d’un doublement des liquidités pour les rachats de bons du Trésor américain, deux semaines seulement après la publication du programme de financement trimestriel, trahit une forme d’urgence face à un marché de taux qui risque le dérapage incontrôlé.
L’action Moderna bondit de plus de 110%, tandis que celle de Merck atteint un plus haut historique. Avec ces résultats positifs de phase 3, ce traitement pourrait être mis sur le marché dès 2027.
La maison mère d’Alphabet a émis 5,5 milliards de dollars australiens d’obligations kangourous lors de cette transaction inaugurale. Avec Amazon, elle est l’hyperscaler le plus actif hors de ses frontières avec près de 130 milliards de dollars émis depuis un an.
Le cours de Bourse du groupe chinois Unitree Robotics a bondi de 460% pour son premier jour de cotation à la Bourse de Shanghai, mercredi 19 août. Un moment historique pour le secteur de la robotique du pays, devenu un nouveau champ de bataille dans la rivalité technologique entre Pékin et Washington.
Les résidences étudiantes profitent de l'attention des investisseurs. Face aux besoins en logement des étudiants, loin d'être comblés, les investisseurs institutionnels et les sociétés de gestion peuvent se positionner sur ce segment avec un couple rendement/risque intéressant.
Le compte à rebours est peut-être lancé pour les ETF World, S&P 500 et Nasdaq logés dans le PEA. Une note interprofessionnelle du 24 juillet 2026 laisse entrevoir la fin de l'éligibilité des ETF synthétiques exposés hors Europe, au PEA.
Le président américain applique à sa politique étrangère la même logique transactionnelle que celle qui lui a permis de bâtir son empire immobilier. Mais face à un régime iranien guidé par l'idéologie et une logique de survie, son pragmatisme le mène à une impasse
Les pays du Golfe multiplient les projets pour contourner le passage stratégique, désormais sous la menace permanente de l'Iran, qui veut en garder le contrôle
Dans un message, le ministre de l’Intérieur a annoncé qu’il préparait un nouveau texte prenant en compte les retours du Conseil constitutionnel pour la pseudonymisation généralisée des agents