Le risque de double récession se réduit aux Etats-Unis
Le PIB américain a progressé de 2,5 % au troisième trimestre. Un chiffre conforme aux attentes des principaux économistes
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Pierre Alexandre, à New York
Dans le climat d’incertitude qui règne actuellement sur les marchés financiers, le chiffre de la croissance américaine pour le troisième trimestre a été accueilli avec soulagement. Le Dow Jones, aidé également par la signature de l’accord européen, a gagné 200 points à l’ouverture après la publication de cette donnée. La croissance s’est clairement accélérée sur le trimestre écoulé: 2,5%, c’est en effet beaucoup mieux que les performances enregistrées depuis le début de l’année (1,3% au deuxième trimestre et 0,4% au premier.
«C’est une bonne nouvelle ! Cela veut dire qu’il n’y a pas de risques de récession pour les six mois à venir. Et les chances de voir une contraction du PIB en 2012 se réduisent considérablement», estime Stephen J. Guifoyle, économiste chez Meridian Equity Partners. La plupart des économistes tablent désormais sur une croissance autour de 2% pour les deux prochains trimestres.
Dans le détail, cette publication recèle quelques signes encourageants pour l’économie américaine. Tout d’abord, les dépenses de consommation, qui représentent les deux tiers de la croissance américaine, sont en hausse de 2,4%. C’est la meilleure performance en ce domaine depuis le quatrième trimestre 2010. Les ventes de biens durables telles que les voitures ont augmenté de 4,1%. Et les ventes de services de 3%, la plus forte progression en cinq ans. Des données qui viennent relativiser la baisse des indices de confiance des consommateurs de ces derniers mois.
Les entreprises ne sont pas en reste puisque les investissements ont progressé de 16,3%. Les ventes de logiciels et de matériels informatiques augmentant même de 17,4%. La faiblesse du dollar face aux autres grandes devises a aussi aidé l’économie. Les exportations ont augmenté de 4% contre une hausse de 3,6% au trimestre précédent.
Cette accélération de la croissance ne s’est pas traduite par une poussée inflationniste. A l’inverse, l’indice des prix hors énergie et alimentation a progressé de 2,4% au troisième trimestre, contre 3,3% au deuxième trimestre. Une situation qui devrait permettre à la Fed de poursuivre sa politique de taux historiquement bas pendant encore de longs mois. Mais tout n’est pas pour autant rose pour l’économie américaine. Une croissance de 2,5% reste encore nettement insuffisante pour véritablement inverser la tendance sur le marché de l’emploi et créer une vraie dynamique de reprise.
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