Le registre européen sur les titrisations sera prêt à l'été prochain
La base de données européenne sur les obligations adossées à des actifs (ABS) devrait être fonctionnelle à la fin de l’été prochain. C’est du moins ce qu’a annoncé Sapient Global Markets, l’entreprise qui vient d’être sélectionnée par des professionnels de la titrisation pour établir ce registre destiné aux originateurs, émetteurs et investisseurs.
Ce choix «représente un pas significatif vers l’objectif de la BCE d’améliorer la transparence et les standards de publication sur le marché des ABS européens», a déclaré Fernando Gonzalez, en charge de ce dossier à la banque centrale. Celle-ci a lancé l’initiative en 2010, constatant le manque d’information accessible sur les expositions aux prêts sous-jacents pris individuellement.
«L’idée est d’harmoniser l’information disponible à l’émission et pendant la durée de vie du produit. Il est par exemple difficile de trouver aujourd’hui deux rapports d’investisseurs reposant sur le même modèle», explique Henri de Mont-Serrat, analyste titrisation chez Natixis.
La BCE est en train de définir la liste des informations que les émetteurs devront publier pour chaque type de titrisation. Les titres adossés à des prêts hypothécaires résidentiels (RMBS) sont les premiers concernés.
«Cela remet la balle dans le camp de l’investisseur, il est plus à même de comprendre le risque qu’il prend même si je reste convaincu qu’en Europe les agences de notation ont plutôt bien fait leur travail sur le risque de crédit», estime Jean-David Cirotteau, directeur de la recherche titrisation à la Société Générale.
La BCE argue que «davantage de transparence aidera à restaurer la confiance dans le marché». Mais pour l’analyste «c’est un vœu pieux pour l’instant, ce qui rétablira la confiance dans le marché c’est la stabilisation dans la zone euro, une reprise du marché du crédit et éventuellement une intervention plus appuyée de la BCE en faveur des ABS».
L’initiative est en tout cas d’autant plus importante, qu’une fois le registre fonctionnel instauré, la BCE tiendra compte du respect des critères de transparence pour définir les ABS acceptés en collatéral. Ils représentaient la première classe d’actifs apportée à son guichet en 2010. Selon Bloomberg, la BCE pourrait même décider d’appliquer une décote plus faible à ce collatéral en fonction des informations fournies.
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Le dirigeant chinois lui a aussi promis l’achat de 200 «gros» Boeing, a-t-il dit. C’est considérable, mais moindre que la commande de 500 avions monocouloirs 737 MAX et d’une centaine de gros porteurs (787 Dreamliner et 777) évoquée par la presse depuis des mois. La Chine est un partenaire stratégique et économique primordial pour l’Iran qui lui destine la grande majorité de ses exportations de pétrole. Elle est directement touchée par la quasi-fermeture, sous l’effet des blocus iranien et américain, du détroit d’Ormuz par lequel transite une grande part de ses acquisitions d’hydrocarbures, d’Iran mais aussi d’autres pays du Golfe. L’Iran a annoncé jeudi, en plein sommet pékinois, que ses forces avaient autorisé le passage de plusieurs navires chinois. Washington voudrait voir Pékin user de son influence sur Téhéran pour contribuer à une sortie de crise dans le Golfe. Tout en s’employant diplomatiquement, Pékin a observé jusqu'à présent une grande retenue. «Nation en déclin» C’est l’un des sujets de crispation que le sommet est destiné à atténuer, sinon à dissiper. Ils abondent: Iran donc, Taïwan, relations commerciales, restrictions d’accès aux terres rares et aux semi-conducteurs, intelligence artificielle et propriété intellectuelle... Ils se sont manifestés ouvertement jeudi avec une mise en garde vigoureuse du président chinois quant au risque de «conflit» entre Chine et Etats-Unis au sujet de Taïwan. Les propos de M. Xi ont dominé le premier jour de la visite. La compétition - stratégique, commerciale, technologique - est extensive et la Chine semble miser sur un déclin des Etats-Unis, subtilement évoqué par Xi Jinping lui-même lorsqu’il a cité l’historien de l’Antiquité grecque Thucydide, théoricien du risque de guerre lorsqu’une puissance émergente entre en rivalité avec une puissance dominante. M. 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