Le « Panel Allocation » accentue son profil défensif
Les gestions se renforcent en cash et s’allègent en actions, à 43 % (-2 points), niveau le plus bas depuis septembre 2010
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Bruno de Roulhac
Crise de la dette, crainte accrue de la récession, et absence de visibilité sur les marchés conduisent inévitablement les membres du Panel Allocation à adopter un portefeuille plus prudent. L’un des plus défensifs depuis la création du Panel mi-2009.
Premier signe, les portefeuilles renouent avec une proportion de cash historiquement élevée à 11% (+ 2 points), niveau atteint une seule fois auparavant, en septembre dernier. La moitié des gestions se sont renforcées en monétaire, dont cinq qui y consacrent 15% ou plus de leur portefeuille, jusqu’à 30% (+10 points) pour La Française AM.
Deuxième signe, les gérants s’allègent de plus en plus en actions. Après une stabilisation le mois dernier, la part d’actions a reculé de deux points à 43%. Seulement en septembre 2010 les panélistes avaient fait preuve d’encore plus de prudence en ne consacrant que 41% de leur portefeuille aux actions. En décembre, près de la moitié des gestions se sont allégées (de -1 à -6 points). Seuls quatre portefeuilles (Groupama AM, OFI AM, Nordea et Aviva Investors) comprennent 50% ou plus d’actions.
Troisième signe, les actifs alternatifs ne font plus recette comme avant, avec un poids stable à 7%, contre 9% en mai dernier. D’ailleurs, près de la moitié des gestions n’en ont pas et les autres restent neutres sur ces classes d’actifs. Le niveau moyen du Panel reste soutenu par Schroders (28%) et Credit Suisse France (23%), habituellement positionnés sur ces actifs.
Sur les obligations, les panélistes adoptent des positions contrastées. Si la moyenne reste stable à 39%, sept gestions se sont allégées pour cinq qui se sont renforcées.
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