Le «Panel Agefi Crédit» anticipe une stabilité des marges
Tablant sur des spreads restant à des niveaux élevés, les gérants conservent leur exposition neutre sur la classe d’actifs
Publié le
Ajouter à vos sources préférées
Ajouter en favori
Violaine Le Gall
Les indices des dérivés de crédit semblent s’être stabilisés malgré la chute des marchés actions auxquelles ils sont généralement corrélés. L’iTraxx Crossover, qui suit l’évolution du coût de la protection contre le risque de défaut des signatures européennes les plus risquées, a baissé de 1,2% à 1.066 points de base sur le mois dernier. Mais il demeure à un niveau supérieur au seuil 1.000 points de base, qui témoigne du risque élevé de défaut de ses composants. Pour le mois qui débute, deux tiers des membres du «Panel Agefi Crédit» attendent une stabilité des marges, contre la moitié au début du mois de février. Les optimistes sont devenus nettement moins nombreux. 17% des gestionnaires anticipent une évolution positive des marges contre près 40% il y a un mois. Ainsi, DWS Investments et Henderson Global Investors passent de positif à neutre, tandis que Groupama AM prévoit désormais une évolution négative des spreads.
Compte tenu de cette stabilisation attendue, les gestionnaires ont peu modifié leur exposition à la classe d’actifs. 44% sont neutres sur le crédit et près de 40% le surpondèrent. Seuls gérants à avoir modifié le poids des obligations dans leurs allocations, Henderson Global Investors est passé de sous-pondérer à surpondérer et Société Générale AM de neutre à surpondérer.
Les émissions massives sur le marché primaire ont offert des nombreuses opportunités d’achat aux gérants le mois dernier. Pas moins de 32 milliards d’euros d’obligations d’entreprises non financières ont été vendus en février, sachant que le groupe pharmaceutique Roche a émis 11,25 milliards d’euros à lui seul.
Les émetteurs de bonne qualité restent privilégiés par les membres du panel. Seuls trois d’entre eux, CM-CIC AM, M&G Investments et Schroders, s’intéressent à des obligations notées en dessous de «A». JP Morgan s’éloigne pour sa part de la catégorie high-yield pour revenir sur des titres notés «A».
La part de cash dans les portefeuilles varie peu. La Banque Postale AM et Société Générale AM font exception. Ces sociétés de gestion ont respectivement relevé leur part de liquidités de 5 à 10% et de 10 à 20%. La duration moyenne est stable également, à 4,18 ans.
Kevin Warsh semble prendre un peu plus de distance avec le président Donald Trump à chaque sortie. Les marchés se montrent globalement convaincus, même si la baisse de l’inflation plus forte qu’attendue en juin a fait diminuer le risque d’avoir deux hausses de taux cette année.
Les analystes décèlent les signes d'une inflexion, même si le bond exceptionnel de l’activité de Richemont en avril-juin devrait rester une exception. Les Etats-Unis et la Corée du Sud sont les moteurs du secteur.
La France subit une combinaison de facteurs climatiques et économiques qui auront pour conséquence une réduction importante de la production de maïs et une hausse probable des prix.
Stripe et Advent ont déposé une offre conjointe plus tôt en juillet pour mettre la main sur PayPal, selon Reuters. L'opération valoriserait l'entreprise de paiement, dont l'étoile a pâli, à plus de 53 milliards de dollars.
La banque américaine, qui a codirigé avec Goldman Sachs l’introduction en bourse de SpaceX et engrangé 100 millions de dollars sur ce seul dossier, affiche aussi un résultat de trading actions record.
La filiale de gestion d’actifs du groupe BPCE veut combler son retard en lançant ses premiers ETF actifs sur le marché européen d’ici la fin de l’année tout en développant son offre sur le non-coté.
Alors que les incendies ravagent la France et que le pays souffre d'une grave sécheresse, les débats sur la gestion des ressources en eau enflamment le débat public. Elus remontés, ONG furieuses, agriculteurs angoissés... la bataille de l'eau couve