« Le marché n’a pas encore tenu compte des facteurs plus positifs »
Stefan Isaacs, gérant obligataire senior chez M&G Investments
Publié le
Ajouter à vos sources préférées
Ajouter en favori
Solenn Poullennec
L’Agefi: Comment l’évolution de la crise se traduit-elle sur le marché du crédit ?
Stefan Isaacs: Les marchés du crédit ont assisté à une réévaluation significative du risque, entraînant une chute de la valorisation des crédits dits «investment grade» et «high yield». La volatilité va probablement se poursuivre mais le crédit «investment grade» et une partie du marché «high yield» continueront d’être attractifs, particulièrement compte tenu de la bonne tenue du secteur non financier et de l’anticipation de taux d’intérêt qui vont rester bas, accompagnés d’une inflation faible et d’une croissance économique inférieure aux niveaux tendanciels.
Dans ce contexte, quelle est votre stratégie ?
Nous restons acheteurs sur les titres non financiers «investment grade». Les valorisations sont historiquement basses, la demande est aussi historiquement faible et les bilans des entreprises se sont significativement améliorés. Le marché a déjà tenu compte des mauvaises nouvelles mais pas encore des facteurs plus positifs. Dans un monde en quête de désendettement, il est raisonnable de prêter à des sociétés bien capitalisées qui ont des taux intéressants. Cela nous a permis de construire des positions sélectives sur nos entreprises favorites en utilisant nos réserves de trésorerie accumulées avant la récente période de forte volatilité. Dans le marché du crédit européen, nous trouvons des obligations émises par des entreprises bénéficiant de «business models» diversifiés et offrant des taux intéressants, comme Telefonica qui offre un coupon de 4,75% à échéance 2017 et dont le rendement est actuellement supérieur à 5%.
Kevin Warsh semble prendre un peu plus de distance avec le président Donald Trump à chaque sortie. Les marchés se montrent globalement convaincus, même si la baisse de l’inflation plus forte qu’attendue en juin a fait diminuer le risque d’avoir deux hausses de taux cette année.
Les analystes décèlent les signes d'une inflexion, même si le bond exceptionnel de l’activité de Richemont en avril-juin devrait rester une exception. Les Etats-Unis et la Corée du Sud sont les moteurs du secteur.
La France subit une combinaison de facteurs climatiques et économiques qui auront pour conséquence une réduction importante de la production de maïs et une hausse probable des prix.
Stripe et Advent ont déposé une offre conjointe plus tôt en juillet pour mettre la main sur PayPal, selon Reuters. L'opération valoriserait l'entreprise de paiement, dont l'étoile a pâli, à plus de 53 milliards de dollars.
La banque américaine, qui a codirigé avec Goldman Sachs l’introduction en bourse de SpaceX et engrangé 100 millions de dollars sur ce seul dossier, affiche aussi un résultat de trading actions record.
La filiale de gestion d’actifs du groupe BPCE veut combler son retard en lançant ses premiers ETF actifs sur le marché européen d’ici la fin de l’année tout en développant son offre sur le non-coté.
Alors que les incendies ravagent la France et que le pays souffre d'une grave sécheresse, les débats sur la gestion des ressources en eau enflamment le débat public. Elus remontés, ONG furieuses, agriculteurs angoissés... la bataille de l'eau couve