Le marché immobilier britannique pâtit de la rigueur budgétaire
Les prix de l’immobilier résidentiel restent sur la mauvaise pente outre-Manche. Le prix moyen d’un bien ce mois-ci enregistre selon Nationwide une baisse de 0,7% sur un mois, à 164.381 livres (près de 188.000 euros). Ce qui ramène à 1,4% la progression sur douze mois, le taux le plus faible depuis septembre 2009.
Martin Gahbauer, chef économiste de Nationwide, y voit la «poursuite de la modeste tendance baissière engagée cet été». Il ajoute que si cette tendance récente devait se maintenir, l’évolution annuelle des prix résidentiels britanniques pourrait se situer en 2010 dans une fourchette comprise entre une stabilité et une baisse de 1%. A comparer à une hausse de 5,9% observée l’an passé.
Les mesures budgétaires gouvernementales drastiques continuent de peser sur le moral des citoyens. Le site d’annonces Rightmove a dans ce contexte fait état d’un sondage avançant que les Britanniques s’attendent désormais, pour la première fois depuis un an, à une baisse du marché immobilier sur douze mois.
Nationwide s’interroge dès lors sur l’impact que pourrait avoir une seconde série de mesures d’assouplissement quantitatif de la Banque d’Angleterre. Une hypothèse rendue plus visible encore à la lecture du compte-rendu de son dernier Comité de politique monétaire. Si l’impact des premières mesures, instaurées au printemps 2009 au plus bas du marché immobilier, reste difficile à mesurer selon Martin Gahbauer, un nouveau train de soutien à la croissance pourrait soutenir les prix résidentiels. Notamment du fait que ces mesures pourraient accroître les anticipations d’inflation, incitant les investisseurs à se défier des placements monétaires pour se tourner davantage vers des actifs immobiliers.
Plus d'articles du même thème
-
Les grandes banques américaines surfent sur les opérations de marché
JPMorgan, Goldman Sachs, BofA, Citigroup et Wells Fargo ont tiré parti du dynamisme du trading et de leurs activités dans la banque d’investissement au deuxième trimestre 2026. -
L’AMF mise sur la directive SRD 3 pour faciliter l’exercice des droits des actionnaires
Le régulateur français dévoile ses réponses à la consultation de Bruxelles sur la révision de la directive concernant le droit des actionnaires (SRD). -
Les émissions d’obligations d’entreprises signent un premier semestre exceptionnel
Le marché primaire corporate euro a enregistré un semestre record à 285 milliards d’euros, porté notamment par les sociétés américaines, dont les hyperscalers, et soutenu par la forte demande des investisseurs. Et ce malgré le conflit en Iran. -
L'inflation aux États-Unis ralentit plus que prévu en juin
Les rebondissements autour du détroit d'Ormuz pourraient cependant créer de nouvelles tensions sur les prix. -
Les banques françaises ont le sort de Casino entre leurs mains
Le distributeur a choisi la proposition de restructuration de son premier actionnaire, Daniel Kretinsky, mais il réclame un geste de ses banquiers pour pouvoir la mettre en œuvre. Verdict le 20 juillet. -
Le marché primaire des dettes financières résiste malgré les tensions géopolitiques
Les émissions en euros 2026 ont dépassé celles de 2025 malgré la guerre en Iran, mais avec de fortes disparités selon les segments liées notamment à de moindres besoins en dettes subordonnées. Ce qui devrait limiter la possibilité de battre des records d’ici à fin décembre.
ETF à la Une
Amundi lance un ETF sur les actions monde
Contenu de nos partenaires
-
Jour J, heure HFin de vie : ultimes vertiges parmi les députés
Alors que « l’aide à mourir » doit être adoptée par un vote solennel ce mercredi, des hésitations se font encore jour au Palais-Bourbon parmi des élus qui ont conscience de vivre un moment d’Histoire -
Encore et encoreEntre l’Iran et Trump, la bataille d’Ormuz repart de plus belle
Echaudé par les attaques iraniennes, le président américain a annoncé l’instauration d’une taxe de 20 % pour le passage du détroit. Avant d’y renoncer sous la pression -
EditorialAide à mourir, la liberté abîmée
Il n’y a pas de liberté véritable si les consciences ne sont pas éclairées par la vérité des faits. Or, à toutes les étapes du débat sur la fin de vie, la vérité aura été maltraitée.