Le marché immobilier américain n’a pas encore fini de reculer
Les prix des logements se stabilisent en rythme mensuel mais les facteurs de baisse restent nombreux
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Violaine Le Gall
Le prix des logements s’est encore replié de 4,1% sur un an en juillet d’après l’indice Case Shiller publié par Standard & Poor’s. Sur les vingt villes suivies, 18 ont encore subi une baisse des prix il y a deux mois. La situation s’est néanmoins stabilisée. Depuis avril, les prix sont en légère progression à un rythme mensuel, la période d'été étant traditionnellement favorable au marché immobilier.
D’après Teunis Brosens, économiste chez ING, les données fondamentales laissent supposer que la bulle immobilière est à présent quasiment dégonflée. «Les rapports entre les prix des maisons et le loyer d’une part, et le revenu des ménages d’autre part, sont maintenant en ligne avec les moyennes de long terme», explique-t-il.
Mais le chemin vers la reprise risque encore d'être long, et les prix pourraient encore baisser, d’après le professionnel d’ING. Les ventes ont en effet à nouveau ralenti, ce qui devrait encore peser sur les prix et, malgré des taux hypothécaires bas, beaucoup d’Américains peinent à obtenir un prêt en raison de mauvais dossiers de crédit. Enfin, une reprise des saisies par les banques ferait encore baisser les prix, explique Teunis Brosens. L’opération Twist de la Fed ne contribuera qu'à baisser les taux hypothécaires sans résoudre les problèmes de fond du marché, ajoute-t-il.
Standard & Poor’s est également prudent sur un retournement du marché. «Nous savons que nous sommes encore loin d’une reprise durable», reconnaît David Blitzer, le président du comité sur les indices chez S&P. D’après lui, il faudrait une progression continue des prix jusqu'à la fin de l’année et des meilleures performances par rapport à 2010 pour conclure à une reprise du marché de l’immobilier résidentiel.
L'assureur cède ses 10% du capital du numéro un français du capital-investissement, dont il continuera à souscrire les fonds. Les ACM portent leur participation à 23%, et le fonds new-yorkais Wafra, entré l'an dernier, monte au capital.
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