Le marché de la volatilité accueille prudemment les décisions européennes
Le niveau encore élevé de la volatilité implicite sur le Bund traduit l’absence d’espoir d’une résolution rapide de la crise. De nombreuses questions restent en effet posées à l’issue du sommet européen. Ce dernier a œuvré à la mise en place de réformes à moyen terme en matière de gouvernance budgétaire au sein de la zone euro mais n’a permis qu’un très modeste allègement des tensions sur les rendements des dettes souveraines.
La ratification du traité d’ici au mois de mars qui promet d’être riche en rebondissements, le mode de fonctionnement du mécanisme européen de stabilité ainsi que le verdict des agences de notation concernant la mise sous surveillance avec implication négative de tous les pays européens notés AAA constituent autant d’éléments d’incertitude ne permettant pas à la volatilité longue de refluer significativement.
Dans ce contexte, la volatilité implicite du Bund à 60 jours est passée de 12% au plus fort de la crise à 10,50% actuellement. Cette réduction est également liée à un marché de fin d’année où les volumes échangés sont plus faibles. L’absence de smile sur les options confirme également l’absence de prises de position marquées de la part des opérateurs.
Seule la volatilité implicite du Schatz a tiré profit des deux dernières semaines écoulées. A 1,30% , celle-ci retrouve en effet un niveau proche de sa moyenne observée sur une période allant de juin 2009 à juin 2011. La BCE, par le soutien qu’elle a accordé au marché notamment à travers la baisse des taux directeurs et l’annonce d’une opération de refinancement à 36 mois, a favorisé les anticipations d’une politique monétaire accommodante pour un avenir prévisible.
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