Le marché de bureau en région souffrira d’un excès d’offre
Selon le baromètre l’Agefi-Atisreal, les livraisons massives de neuf en 2009 vont impacter les surfaces de seconde main, louées plus cher
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Valérie Riochet
Même si les variations du marché des transactions des utilisateurs sont moins fortes en région que sur le marché Ile-de-France, quelques signes de ralentissement se font déjà ressentir, avec des disparités selon les villes. Les quatre grandes métropoles que sont Lyon, Marseille, Lille et Toulouse sont à l’équilibre avec une offre et des transactions en ligne. Lyon réalisant même une belle année. «La demande des entreprises est restée soutenue et l’offre s’est érodée», indique Christophe Pineau, directeur de la recherche chez Atisreal.
En revanche, certaines agglomérations de taille plus modeste sont sorties de cette zone d’équilibre. Le sujet de préoccupation pour elles, notamment sur 2009, proviendra de livraisons massives en bureau neuf. Portée par des investissements en pleine croissance en 2006 et 2007, l’offre est devenue abondante, pour augmenter à fin juin 2008, sur un an glissant, de 39% tandis que les transactions, elles, croissaient de 8%. Or ces livraisons se trouvent confrontées, et demain plus encore, à une économie en net recul…
«Par ailleurs, cette offre nouvelle, de qualité, apparaît peu chère au regard de biens dont les loyers sont indexés sur l’ICC (Indice du coût de la construction), note Christophe Pineau. Une situation qui conduira les entreprises à s’orienter vers des surfaces neuves.» En somme, tant bien que mal, l’offre nouvelle sera absorbée aux dépens de surfaces de seconde main qui, mécaniquement, augmenteront. Selon Atisreal, l’offre globale en 2009 excédera les 2 millions de m² contre des transactions qui évolueront autour du million de m².
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