Selon Seeds Finance, les épargnants devraient continuer à privilégier ce type de placement malgré la baisse prévue de sa rémunération
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Alexandre Boksenbaum
Une évolution «spectaculaire». C’est le jugement porté par Seeds Finance sur la progression affichée par le Livret A cette année, en rappelant qu’en octobre le niveau des encours de ce produit d’épargne s’élevait déjà à 132,8 milliards d’euros. La société de conseil en investissements financiers explique ainsi que sur le seul mois d’octobre les épargnants ont apporté deux milliards d’euros sur le Livret A. Ses encours depuis le 31 décembre ont ainsi progressé de 12,4 milliards d’euros, soit une hausse de 10,3%. En conséquence, sur l’ensemble de l’année, ce produit d'épargne devrait progresser «aux alentours de 19 milliards d’euros en intégrant les intérêts versés en décembre».
Cette tendance, résultant en partie du désir des ménages de protéger leur épargne des placements risqués, devrait d’ailleurs se poursuivre à en croire la société de conseil, et ce malgré la baisse des rémunérations attendue. Le taux du Livret A pourrait être ramené en dessous de 2,5% dès février, et à moins de 2% à partir du mois d’août. La société de conseil rappelle d’ailleurs qu’après la crise de 2002, trois années s’étaient écoulées avant que les épargnants ne reviennent vers des produits plus risqués. Or compte tenu de la nature de la crise actuelle, «cette méfiance vis-à-vis du marché devrait au moins être aussi longue et sans doute supérieure». En outre, les banques pourront toutes proposer ce placement à partir du 1er janvier et elles devraient encore avoir besoin de liquidité l’année prochaine, les tensions sur le marché interbancaire menaçant de ne «s’estomper que lentement». Autant de raisons favorables au Livret A.
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