Le Japon s’impose pour stopper l’envolée historique du yen
L’intervention sur le marché des changes ce matin des autorités nipponnes a permis un recul du yen contre dollar d’un plus haut de 75,65 à 79,55
Publié le
Ajouter à vos sources préférées
Ajouter en favori
Patrick Aussannaire
Jun Azumi a mis ses menaces à exécution. Le gouvernement japonais a annoncé ce matin être intervenu sur le marché des changes afin d’enrayer l’envolée du yen qui menace les exportations et entretient la déflation dans le pays. La BoJ avait préparé le terrain jeudi dernier en étendant son programme de rachats de 5 milliards de yens à 55 milliards. «J’ai dit et répété plusieurs fois que nous prendrions des mesures décisives contre les mouvements spéculatifs sur le marché, mais nous avons constaté malheureusement la persistance de mouvements spéculatifs à l’achat qui ne reflètent pas du tout l’économie réelle du pays» s’est justifié le ministre des finances.
Il a en outre précisé que le pays était intervenu seul. De quoi faire reculer le yen de 75,65 contre dollar avant l’intervention à 79,55 et rebondir l’indice Nikkei de 0,5% à 9.096,27 points à mi-séance. Dans les premiers échanges asiatiques, le yen était même monté à un sommet de 75,31 contre dollar jamais atteint depuis la seconde guerre mondiale. Même si les rachats réalisés cette nuit par les autorités japonaises n’ont été effectués qu’en dollar, l’euro a également été violemment propulsé à la hausse de 107,12 à 111,24.
«La chute brutale et importante sur le cours du dollar-yen indique que l’ampleur de l’intervention a été très importante» estime Sumino Kamei, analyste chez Bank of Tokyo-Mitsubishi UFJ. Si le gouvernement n’a pas souhaité indiquer l’ampleur de cette intervention, les traders estiment qu’elle avoisine les 3.000 milliards de yens (27 milliards d’euros). Toutefois, les 4.500 milliards de yens dépensés par les autorités en août dernier pour contrer l’appréciation du yen n’ont eu qu’un effet de court terme et la devise nipponne a ensuite repris son ascension vers ses plus hauts niveaux historiques.
Le gouvernement a d’ailleurs étendu son programme de financement des PME de 31 à 46 milliards de yens pour les aider à contrebalancer l’impact de l’appréciation du yen. Le Japon dirigera les débats du sommet du G20 de Cannes et compte en profiter pour sensibiliser ses partenaires aux problèmes du yen. Il pourrait trouver auprès des européens une oreille complaisante dans la mesure où le Japon a manifesté son intention de participer au nouveau «véhicule spécial» adosséà l’EFSF et au FMI. Sans compter qu’une telle opération permettrait à l’Archipel de voir sa monnaie reculer de manière plus durable.
Kevin Warsh semble prendre un peu plus de distance avec le président Donald Trump à chaque sortie. Les marchés se montrent globalement convaincus, même si la baisse de l’inflation plus forte qu’attendue en juin a fait diminuer le risque d’avoir deux hausses de taux cette année.
Les analystes décèlent les signes d'une inflexion, même si le bond exceptionnel de l’activité de Richemont en avril-juin devrait rester une exception. Les Etats-Unis et la Corée du Sud sont les moteurs du secteur.
La France subit une combinaison de facteurs climatiques et économiques qui auront pour conséquence une réduction importante de la production de maïs et une hausse probable des prix.
Stripe et Advent ont déposé une offre conjointe plus tôt en juillet pour mettre la main sur PayPal, selon Reuters. L'opération valoriserait l'entreprise de paiement, dont l'étoile a pâli, à plus de 53 milliards de dollars.
La banque américaine, qui a codirigé avec Goldman Sachs l’introduction en bourse de SpaceX et engrangé 100 millions de dollars sur ce seul dossier, affiche aussi un résultat de trading actions record.
La filiale de gestion d’actifs du groupe BPCE veut combler son retard en lançant ses premiers ETF actifs sur le marché européen d’ici la fin de l’année tout en développant son offre sur le non-coté.
Alors que les incendies ravagent la France et que le pays souffre d'une grave sécheresse, les débats sur la gestion des ressources en eau enflamment le débat public. Elus remontés, ONG furieuses, agriculteurs angoissés... la bataille de l'eau couve