Le hedge fund français CFM accueille Dyal Capital Partners à son capital
Capital Fund Management (CFM), le plus gros hedge fund français, vient de boucler la réorganisation de son capital, à la suite du décès accidentel de son fondateur, Jean-Pierre Aguilar, survenu en 2009. Après la cession d’une partie des titres de ce dernier aux quatre autres dirigeants actionnaires (Jean-Philippe Bouchaud, Marc Potters, Jacques Saulière et Philippe Jordan), la part restante, minoritaire et sans contrôle, a été cédée en décembre 2011 à Dyal Capital Partners. Les salariés restent par ailleurs associés au capital.
Pour Dyal Capital Partners, fonds de capital investissement géré par Neuberger Berman et spécialisé dans les prises de participation minoritaire dans des hedge funds, cette opération représente le premier investissement de son premier véhicule, levé en 2011 pour un milliard de dollars (768 millions d’euros).
A la différence des fonds de capital investissement classiques, Dyal Capital Partners, dirigé par une ancienne équipe de Lehman Brothers, «n’a pas prévu d’horizon de sortie. Il s’agit d’un fonds fermé, qui peut être amené à rester plusieurs dizaines d’années au capital de ses sociétés», explique Julian Parsons, directeur exécutif chez KPMG Corporate Finance, qui a mené l’opération de vente.
Le partenariat entre Dyal Capital Partners et CFM est essentiellement capitalistique. Les dirigeants du hedge fund «conservent le contrôle et le pouvoir de décision. Ceci est important pour les investisseurs de CFM», relève Julian Parsons. Toutefois, selon ce dernier, «l’adossement de Dyal au gérant Neuberger Berman pourra bénéficier à CFM, en lui offrant par exemple un accès facilité à une large base d’investisseurs».
Dans le cadre du processus de vente, un nombre limité d’acquéreurs potentiels a été contacté. «Nous cherchions un partenaire qui connaissait le secteur et l’activité de CFM, sans toutefois être un hedge fund», indique Julian Parsons.
Créé en 1991, CFM affiche 5,1 milliards de dollars (3,9 milliards d’euros) d’encours sous gestion. La société compte 90 collaborateurs, une trentaine de postes étant consacrés à la recherche. Spécialisé dans la gestion quantitative, le fonds est basé à Paris, dispose d’un bureau à New York et, depuis début 2011, d’une antenne à Tokyo.
Plus d'articles du même thème
-
Les banques françaises ont le sort de Casino entre leurs mains
Le distributeur a choisi la proposition de restructuration de son premier actionnaire, Daniel Kretinsky, mais il réclame un geste de ses banquiers pour pouvoir la mettre en œuvre. Verdict le 20 juillet. -
Le marché primaire des dettes financières résiste malgré les tensions géopolitiques
Les émissions en euros 2026 ont dépassé celles de 2025 malgré la guerre en Iran, mais avec de fortes disparités selon les segments liées notamment à de moindres besoins en dettes subordonnées. Ce qui devrait limiter la possibilité de battre des records d’ici à fin décembre. -
JPMorgan publie un bénéfice net en hausse au deuxième trimestre
Le titre affichait une hausse de 2,5% en début de séance mercredi. -
Nippon Paint convoite les peintures décoratives d’Akzo Nobel
Le groupe japonais a proposé 7,5 milliards d’euros pour acquérir cette activité auprès du chimiste néerlandais. Mais celui-ci privilégie sa fusion avec l’américain Axalta. -
Les banques allemandes veulent récupérer les garanties perdues à cause des sanctions russes
Deutsche Bank, HVB et Commerzbank ont intenté un procès à l’entreprise Linde. Elles lui avaient accordé des garanties pour un projet gazier qui a été annulé à cause des sanctions internationales contre la Russie. Le résultat du procès pourrait influer sur la manière dont les banques envisagent leurs garanties dans des pays politiquement exposés. -
Mastercard sécurise son futur sur la blockchain
L'entreprise souhaite proposer à ses clients à la fois des cartes pour payer en cryptomonnaie, des stablecoins pour les paiements transfrontaliers et des dépôts tokenisés pour les banques.
ETF à la Une
Amundi lance un ETF sur les actions monde
Contenu de nos partenaires
-
#DigitalCitizenA un pixel près
Entre injonction de la CNIL, agacement d’être suivi et plaisir de tout partager, un programme plus petit qu'une fourmi sait quand vous ouvrez vos e-mails, où et sur quel écran -
Royaume-Uni : Andy Burnham a engrangé assez de soutien au Labour pour devenir Premier ministre
L'ancien maire du Grand Manchester, Andy Burnham, a obtenu le soutien nécessaire des députés travaillistes. Il lui reste a gagner l’aval de trois organisations affiliées, dont au moins deux syndicats. Ce qui devrait être une formalité -
Voilà du boudin« L'intégration dans la Légion étrangère fonctionne dans un cadre particulier, coupé du reste de la société »
Unité emblématique de l’armée française, la Légion étrangère est un creuset réussi d’intégration, tourné vers le combat. Un livre ausculte ce monde à part