Le Grand Paris doit poursuivre ses efforts pour profiter du Brexit
Le premier baromètre EY sur le Grand Paris montre que le projet est nécessaire pour assurer l’attractivité de la capitale à long terme.
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Agefi.fr
Dix ans après les premières discussions, certains projets débutent et EY, en partenariat avec l’Urban Land Institute, inaugure son baromètre du Grand Paris. C’est aussi l’occasion de faire le point deux semaines après le référendum britannique sur les atouts de la capitale française face à Londres, Berlin ou New York, alors que Manuel Valls a fait des annonces au Forum Paris Europlace pour attirer les investisseurs en France. «On voit bien qu’aujourd’hui il faut se mettre sur la carte du monde, exister», explique à L’Agefi Jean-Roch Varon, associé chez EY. «Le Brexit peut être une opportunité mais le Grand Paris doit se réaliser indépendamment de cela, les défis demeurent avec ou sans Brexit».
Le baromètre fait ressortir la lenteur de l’exécution du projet en matière de développement d’infrastructures. Sur les 200 km prévus du réseau Grand Paris Express, seulement 6,4 sont en cours de réalisation. En 2015, seulement 36% des logements parisiens étaient éligibles à la fibre. Néanmoins, Paris dispose de certains avantages notamment dans le domaine de l'éducation et la recherche et développement. Avec 5,3 étudiants dans l’enseignement supérieur pour 100.000 habitants, Paris devance les capitales anglaise et allemande.
Le Grand Paris doit contribuer à la croissance de l’économie et nourrir ses propres développements. Le projet devrait ainsi générer 140 milliards d’euros de PIB à l’horizon 2030 d’après l’évaluation d’EY.
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