Le contexte politique européen ajoute aux inquiétudes des marchés
La France annonce aujourd’hui de nouvelles mesures pour conserver son « AAA », alors que Silvio Berlusconi n’a plus qu’un jour pour sauver son poste
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Patrick Aussannaire
Comme en témoigne la hausse du taux 10 ans italien à 6,40%, l’épicentre des inquiétudes des investisseurs s’est déplacé hors de Grèce. La directrice générale du FMI avait expliqué la mise sous tutelle de l’Italie par « un manque de crédibilité des mesures annoncées ». D’où un appel à de nouvelles élections anticipées, un facteur d’incertitudes supplémentaire pour les marchés. Silvio Berlusconi n’a plus qu’un jour pour convaincre les dissidents de sa majorité de lui maintenir sa confiance. Le nombre de dissidents serait de 20 à 40 selon les journaux, de quoi renverser le gouvernement. Un vote négatif de la Chambre des députés mardi rendrait intenable la position du président du Conseil.
En Espagne, les élections législatives du 20 novembre devraient voir le Parti populaire (PP) obtenir la majorité absolue en sièges. Selon un sondage publié hier par El Mundo, le PP est crédité de 47,6% des intentions de vote, tandis que le Parti socialiste au pouvoir en recueille 30,6%. Le leader du PP, Mariano Rajoy, a promis une libéralisation du marché du travail qui compte 21,5% de chômage, ainsi que de restaurer le «AAA» espagnol grâce à la «restriction et la rigueur». Certains économistes s’inquiètent qu’un tel programme mette en péril la croissance. Le taux 10 ans espagnol est remonté à 5,58%.
En France, le gouvernement dévoile à la mi-journée à l’issue du conseil des ministres de nouvelles mesures. Afin de trouver 6 à 8 milliards d'économies supplémentaires du fait d’une croissance révisée de 1,75% à 1%, le gouvernement pourrait procéder à un relèvement ciblé de la TVA. L’option d’une deuxième journée de solidarité a été écartée. Si le quotidien Les Echos indique un possible avancement à 2017 voire 2016 de l'âge de départ à la retraite à 62 ans, Le Figaro évoque une hausse de l’impôt sur les sociétés qui réalisent plus de 500 millions de chiffre d’affaires. Une mesure qui pourrait remettre en cause la convergence fiscale avec l’Allemagne.
A contrario, le gouvernement allemand a indiqué qu’il envisage un programme de baisse de l’impôt sur le revenu de 6 milliards. «Nous devons renforcer les forces de la croissance économique en Europe et nous souhaitons y contribuer» a indiqué hier Angela Merkel. Grâce à l’erreur comptable sur la banque Hypo Real Estate, l’Allemagne prévoit un déficit réduit de moitié à moins de 25 milliards d’euros. Le spread entre OAT et Bund a atteint 120 bp. Après être remonté à 1,3839 vendredi à New-York, l’euro est retombé à 1,3759 ce matin à Tokyo.
Kevin Warsh semble prendre un peu plus de distance avec le président Donald Trump à chaque sortie. Les marchés se montrent globalement convaincus, même si la baisse de l’inflation plus forte qu’attendue en juin a fait diminuer le risque d’avoir deux hausses de taux cette année.
Les analystes décèlent les signes d'une inflexion, même si le bond exceptionnel de l’activité de Richemont en avril-juin devrait rester une exception. Les Etats-Unis et la Corée du Sud sont les moteurs du secteur.
La France subit une combinaison de facteurs climatiques et économiques qui auront pour conséquence une réduction importante de la production de maïs et une hausse probable des prix.
Stripe et Advent ont déposé une offre conjointe plus tôt en juillet pour mettre la main sur PayPal, selon Reuters. L'opération valoriserait l'entreprise de paiement, dont l'étoile a pâli, à plus de 53 milliards de dollars.
La banque américaine, qui a codirigé avec Goldman Sachs l’introduction en bourse de SpaceX et engrangé 100 millions de dollars sur ce seul dossier, affiche aussi un résultat de trading actions record.
La filiale de gestion d’actifs du groupe BPCE veut combler son retard en lançant ses premiers ETF actifs sur le marché européen d’ici la fin de l’année tout en développant son offre sur le non-coté.
Alors que les incendies ravagent la France et que le pays souffre d'une grave sécheresse, les débats sur la gestion des ressources en eau enflamment le débat public. Elus remontés, ONG furieuses, agriculteurs angoissés... la bataille de l'eau couve