L’aversion pour le risque pèse sur le marché de l’investissement immobilier
Le volume à début septembre est en hausse par rapport à 2010. Mais la prudence des investisseurs fait échouer des transactions
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Violaine Le Gall
La crise de l'été n’a pas encore pesé sur le marché de l’investissement dans l’immobilier d’entreprise en France. Au 1er septembre, le volume ressort à 5,9 milliards d’euros, en hausse de 13% par rapport à l’an dernier, d’après le conseil en immobilier CB Richard Ellis. La progression s’explique largement par l’acquisition pour 702,5 millions d’euros de bureaux parisiens par le fonds souverain norvégien auprès d’Axa Reim.
Sur l’ensemble de l’année, le marché devrait cependant faire un peu moins bien que l’an dernier. Le volume pourrait atteindre 10 milliards d’euros contre 11 milliards en 2010. «Il y a des vendeurs mais les acheteurs sont très prudents, explique Antoine Derville, directeur du département Investissement du conseil CB Richard Ellis. Ils sont à la recherche d’actifs ‘zéro défaut’. Dans ce contexte, des dossiers représentant au total 1,3 à 1,5 milliard d’euros ont été abandonnés depuis le début de l’année.» Plutôt que de demander une baisse de prix, les candidats à l’achat préfèrent, s’ils identifient des problèmes techniques ou juridiques, se retirer. Le marché de l’investissement continuera aussi d'être contraint par le financement bancaire, en particulier après la crise de cet été et les craintes sur le financement des banques.
Pour l’heure, le trou d’air boursier de cet été n’a pas eu de répercussions sur le marché des utilisateurs. La demande placée a progressé de 3% sur les huit premiers mois de l’année à 1,48 million de m². Mais «le mois de septembre sera crucial quant à l’expression de la demande», prévient Marc-Henri Bladier, directeur général de l’activité bureaux chez CB Richard Ellis. Il s’attend à une stabilisation de la demande placée en 2011 mais il existe un «risque de baisse pour 2012, corrélé à l’ampleur de la correction économique».
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