L’autorité britannique de la concurrence reste ferme face à BAA
En imposant la cession de trois aéroports, elle pourrait toutefois permettre à Ferrovial, propriétaire de BAA, de réduire son endettement
Publié le
Yves-Marc Le Réour
L’autorité britannique de la concurrence n’en démord pas. En plus de l’aéroport de Gatwick, dont il avait annoncé la mise en vente mi-septembre, le groupe de BTP Ferrovial devra céder ceux de Stansted et d’Edimbourg. Le régulateur a donc affirmé hier qu’il s’en tiendrait à une décision précédente selon laquelle l’entreprise espagnole allait devoir vendre trois des sept aéroports appartenant à sa filiale BAA, «afin de mettre un terme à une situation de monopole». L’attitude de la Commission de la concurrence apparaît d’autant plus stricte que le vendeur «devra veiller à ne pas céder en bloc ces trois actifs à un seul acquéreur» affirme le communiqué.
Ferrovial, qui a racheté en 2006 l’opérateur aéroportuaire britannique pour dix milliards de livres, a vivement réagi en expliquant qu'«aucune preuve de l’utilité de la vente des aéroports de Stansted et Edimbourg n’a été apportée» et en ajoutant qu’il n'écartait pas l’idée de porter l’affaire en justice. Il affirme également que ceci pénalisera les investissements importants que s’était engagé à effectuer BAA durant les dix prochaines années pour agrandir et moderniser les infrastructures existantes. D’un montant de 15,3 milliards d’euros à fin septembre, la dette de BAA restructurée en août est d’ailleurs depuis lors à 90% garantie par ses actifs londoniens (Heathrow, Gatwick et Stansted).
S’agissant de la vente de Gatwick, Ferrovial a précisé avoir demandé les conseils de HSBC et Royal Bank of Scotland. Le deuxième aéroport londonien par sa capacité a déjà suscité l’intérêt des allemands Fraport et Hochtief, du britannique Manchester Airport Group et de la compagnie aérienne Virgin Atlantic, des enchères étant prévues dans la première moitié de 2009. Selon des articles de presse, plusieurs consortiums formés pour répondre à l’appel d’offres pourraient proposer jusqu'à deux milliards de livres sterling pour Gatwick. Si ce montant est inférieur aux trois milliards attendus par les analystes voici trois mois, il serait au total largement dépassé si Ferrovial cède effectivement les trois plates-formes aéroportuaires ; ceci lui permettrait alors d’alléger une dette de 28,6 milliards d’euros à fin septembre. Les investisseurs ont néanmoins fait reculer l’action Ferrovial de 1,8 % hier à 21,21 euros.
La société de gestion fondée par Edouard Carmignac aborde une nouvelle phase de développement après l'arrivée récente de Christophe Arzano. Cette activité, qui pèse près d'un milliard d'encours, compte une dizaine de collaborateurs, dont trois ont été recrutés sur les douze derniers mois.
Le géant de l’intelligence artificielle va émettre de nouvelles actions via diverses opérations, y compris la création de nouveaux titres de dépôt. Berkshire Hathaway investira pour 10 milliards de dollars.
Luc Bigel, Hamza Akli, Adeline Le Bihan - DLA Piper France
Le marché de la cyberassurance a besoin de règles claires, pour conjuguer trois impératifs : la rapidité de la réponse opérationnelle, la loyauté de l’information transmise aux autorités et la prévisibilité de l’indemnisation, estiment les avocats de DLA Piper.
La société d’investissement boucle son septième fonds à 3,9 milliards d’euros, contre 3 milliards initialement visé. Il succède à un vintage de 2,3 milliards en 2023.
Avec 314 milliards d'euros d'actifs hors unités de compte, CNP Assurances maintient une exposition délibérément contenue à la dette privée, autour de 4% de son allocation. Sa directrice des investissements France défend une approche pragmatique sur une classe d'actifs qu'elle juge mal servie par les débats récents.
Le fonds coté multi-actifs géré activement vise à offrir une diversification du capital à long terme, au-delà des actions et obligations traditionnelles.
La loi d'urgence agricole, texte à haut risque pour le gouvernement, a franchi la première étape de son parcours parlementaire dans les temps. L'exécutif assure que le projet de loi en ressort plutôt préservé, malgré des réécritures d'ampleur dictées par LFI et le RN
Selon plusieurs sources américaines citées par Axios, Donald Trump aurait reproché à Benjamin Netanyahu l'escalade militaire menée par Israël au Liban, lundi 1er juin. Celle-ci pourrait mettre en péril les négociations en cours avec l'Iran
Si le philosophe et psychanalyste Cornelius Castoriadis critiquait en août 1998 les Balladur, Bérégovoy et autres Chirac en pointant le « devenir nul de la politique », que dirait-il aujourd'hui de la trentaine de candidats à l'élection présidentielle ?