L’aggravation de la crise ukrainienne pèse sur les marchés russes
Les marchés russes continuent de souffrir alors que les Européens pourraient imposer de nouvelles sanctions à Moscou aujourd’hui et que le ton monte contre le Kremlin, soupçonné d’être impliqué dans le crash intervenu la semaine dernière en Ukraine, de l’avion MH17 de la compagnie Malaysia Airlines.
Hier, l’indice moscovite Micex a baissé de 2,7% à 1.384,50 points, soit la plus forte chute enregistrée depuis le mois de mars.
Les actions de Gazprom ont chuté de 2,3%. Celles de Rosneft perdaient 2,5% tout comme celles de Novatek. Les trois sociétés font l’objet de sanctions américaines. Le titre de Sberbank, le plus gros groupe bancaire du pays, déclinait de 4,6%. Parmi les valeurs les plus malmenées figuraient aussi le groupe pétrolier Bashneft ANK, qui perdait 6,79% et le producteur d’acier NLMK, dont le titre décrochait de 5,14%. Dans un contexte international tendu, les indices européens étaient aussi en berne hier. L’Eurostoxx 50 baissait de 0,86%, le FTSE 100, de 0,31% et le CAC 40, de 0,71%.
Les ministres des Affaires étrangères européens se réunissent aujourd’hui au sujet de la crise ukrainienne. Pour la recherche de Deutsche Bank, cette réunion pourrait bien faire bouger les marchés si de nouvelles sanctions européennes sont imposées contre des individus ou des entreprises russes. La France, l’Allemagne et le Royaume-Uni ont déclaré que la Russie devait faciliter le travail des enquêteurs sur le site du crash si elle ne voulait pas se voir imposer de nouvelles sanctions.
Hier, le président des Etats-Unis, Barack Obama, a insisté pour que la Russie, sous peine de s’isoler de la communauté internationale, pousse les séparatistes pro-russes ukrainiens à coopérer à l’enquête. Cette mise en garde intervient alors que plusieurs experts jugent probable, d’après les photos de débris de l’avion, que ce dernier ait été touché par un missile russe. Le président russe, Vladimir Poutine, a de son côté, mis en garde contre toute tentative de politiser la situation.
La semaine dernière, l’Union européenne a décidé de geler certains programmes de la Banque européenne d’investissement et de la Banque européenne de reconstruction et de développement au bénéfice de la Russie. Les Etats-Unis ont décidé de limiter l’accès de certaines entreprises russes à leur marché de capitaux.
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