L’accord final sur le Brexit sera soumis à un vote du Parlement, promet Theresa May
La Première ministre britannique Theresa May a indiqué mardi lors d’une conférence de presse que l’accord final négocié entre le gouvernement britannique et l’Europe serait soumis à un vote du Parlement. La livre prenait 2% face au dollar et 0,8 face à l’euro durant la conférence de presse de Theresa May.
Theresa May a également dressé les grandes lignes de la négociation qui s’annonce avec l’Union Européenne et qui comprend douze objectifs pour le Royaume-Uni. «Nous quittons l’Union européenne mais pas l’Europe», a-t-elle commenté. Parmi ces objectifs, la fin de la dépendance à l’Europe dans le domaine juridique via notamment un départ de la Cour de Justice de l’UE. Mais également un renforcement des liens entre les quatre membres du Royaume-Uni, la Grande-Bretagne, l’Ecosse, le Pays de Galles et l’Irlande du Nord. Un message clair en direction de ce dernier Etat, en pleine crise politique, où se tiennent prochainement des élections.
Concernant l’accès au marché unique, Theresa May a affirmé qu’il devenait impossible, l’Europe ayant été claire sur l’importance de l’application des quatre libertés fondamentales, notamment celle de la libre circulation des personnes. «Le message du peuple a été clair», a-t-elle affirmé commentant le vote des britanniques sur un meilleur contrôle de l’immigration.
Elle appelle donc à la mise en place d’un «accord de libre-échange» qui devra «offrir aux entreprises un maximum de libertés pour exercer en Europe». Ce qui impliquera de redessiner un accord douanier avec l’UE a concédé Theresa May. Tout cela «ne peut pas signifier un accès au marché unique» a-t-elle martelé. «Je veux abaisser le nombre le plus élevé de barrières entre nous et l’Europe», a-t-elle encore affirmé, précisant qu’elle n’avait «pas d’idée préconçue» sur la négociation à venir.
Conséquence logique de la sortie de l’UE, les implications financières. «Nous ne verserons plus au budget, sauf si nous le décidons sur des projets précis», a déclaré la cheffe du gouvernement.
A l’inverse, Theresa May préfère voir au-delà des frontières de l’UE. Elle souhaite améliorer les échanges avec les Etats du monde entier, et faire en sorte que le pays «redécouvre son rôle de grand état dans les échanges commerciaux». Elle n’a d’ailleurs pas hésité à citer Donald Trump qui déclarait récemment que le Royaume-Uni était «en première ligne» pour nouer des partenariats avec les Etats-Unis.
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