La situation économique est plus dégradée que ne le pensent les marchés
Jean-François Virolle, directeur général délégué chez Global Equities AM
Publié le
Ajouter à vos sources préférées
Ajouter en favori
Bruno de Roulhac
L’Agefi: Pourquoi anticipez-vous une baisse des actions au premier semestre?
Jean-François Virolle: Le rally haussier (le S&P 500 a crû de 24% entre le 20 novembre et le 6 janvier) s’explique par l’euphorie liée à l’arrivée de l’administration Obama, à des politiques monétaires ultra-expansives partout dans le monde, à des plans de relance ambitieux, à des injections de capitaux publics dans les banques alors que les cours des matières premières et de l’énergie reculaient fortement. Mais l’accumulation des plans de relance va creuser les déficits. Aux Etats-Unis, le déficit budgétaire pourrait atteindre 1.500 milliards de dollars, soit 10% du PIB avec pour conséquence une forte remontée des rendements longs. Certains craignent que l’assouplissement quantitatif de la Fed ne pèse sur le dollar ce qui pourrait déclencher une guerre des changes. Le marché immobilier américain va continuer à se dégrader et le fort recul de l’emploi va peser sur la consommation. Les marchés semblent anticiper une sortie de crise à partir de mi-2009, mais la situation économique est plus dégradée que cela.
Craignez-vous une chute des résultats au premier trimestre 2009?
Les analystes ont très tardivement entamé les révisions baissières des progressions des BPA. Pour le S&P 500, les analystes attendaient une progression de 16% en août dernier pour des résultats finalement en recul de 27%. Pour le quatrième trimestre, le consensus mise sur un recul de 1,5% alors qu’en août dernier il était à +68%. Pour les premier et deuxième trimestres 2009, les attentes sont de -9,2% et -8,5%. Sur l’année 2009, le consensus est à +2%. Pour le CAC 40, les BPA 2009 sont attendus en recul de 4%. Mais là encore les analystes sont certainement trop optimistes…
L'assureur cède ses 10% du capital du numéro un français du capital-investissement, dont il continuera à souscrire les fonds. Les ACM portent leur participation à 23%, et le fonds new-yorkais Wafra, entré l'an dernier, monte au capital.
Alors que l'action SpaceX se négociait, jeudi, en dessous de son niveau d'introduction, sa volatilité inquiète à l’approche de la première échéance de la fin de la période de blocage. Et pour le sort des autres IPO à venir.
Tégo, l’association souscriptrice des contrats d’assurance du secteur défense et sécurité, engage une consultation de marché pour ses contrats emprunteurs. La décision, validée par le conseil d’administration, pourrait être lourde de conséquences pour l’AGPM et Allianz, ses partenaires historiques.
Le très attendu rapport sur la compétitivité bancaire de la Commission européenne doit être publié ce vendredi après-midi. Il propose d'assouplir certaines exigences prudentielles, notamment dans le ratio de levier, ainsi que des mesures pour encourager la consolidation du secteur.
La filiale de gestion d’actifs du groupe BPCE veut combler son retard en lançant ses premiers ETF actifs sur le marché européen d’ici la fin de l’année tout en développant son offre sur le non-coté.
« A l'approche de l'élection présidentielle, j'attends du débat qui vient un langage de vérité », écrit dans cette tribune Jean-Luc Moudenc, maire de Toulouse et président de France Urbaine. « Les Français ne sont pas des enfants. (...) Ils sont capables d'entendre que travailler plus longtemps n'est pas une punition, mais la conséquence d'une réalité démographique que personne ne peut contester. »
Dans une longue lettre aux Français, l’ancien Premier ministre de François Hollande pose les fondations d’une candidature présidentielle sans encore se déclarer officiellement. Une façon de placer Raphaël Glucksmann et François Hollande, restés sourds à ses appels au rassemblement, devant le fait accompli