Jean-François Virolle, directeur général délégué chez Assya Asset Management
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Bruno de Roulhac
L’Agefi : Vous voyez le CAC 40 à seulement 3.100 dans six mois. Pourquoi ?
Jean-François Virolle : Le CAC 40 a reculé de 20% depuis début août. L’aversion pour le risque, qui a fait flamber le cours de l’or et certains marchés obligataires, est liée aux anticipations de fort ralentissement économique, voire de déflation. Le décrochage brutal des cours des matières premières va dans ce sens. Les banques centrales ont montré leur absence de marge de manœuvre et poussé les gouvernements à adopter des politiques budgétaires très restrictives. La crise majeure des dettes périphériques européennes avec la dégradation de la note italienne, les atermoiements sur le relèvement du plafond de la dette américaine et les craintes de crise de solvabilité des systèmes bancaires sont très préoccupants. C’est pourquoi la remontée du CAC 40 sera très lente. Mais elle devrait être progressivement alimentée par des accords politiques dans la zone euro.
Craignez-vous que les indices boursiers touchent un nouveau plus bas dans les prochaines semaines?
Les mondes politique et financier ne sont plus en phase. Le premier, confronté à de très fortes divisions (en particulier sur l’euro) et aux élections présidentielles en 2012 (France, Etats-Unis) et générales en Allemagne (2013), cherche à gagner du temps dans le règlement du problème des dettes périphériques. Le second veut des solutions immédiates et définitives, en particulier pour sauver le système bancaire. Dans ce contexte et en raison d’un très fort ralentissement économique, les indices actions peuvent reculer avec une volatilité très élevée. Mais le gros de la baisse est derrière nous et des rebonds techniques sont probables.
L'assureur cède ses 10% du capital du numéro un français du capital-investissement, dont il continuera à souscrire les fonds. Les ACM portent leur participation à 23%, et le fonds new-yorkais Wafra, entré l'an dernier, monte au capital.
Alors que l'action SpaceX se négociait, jeudi, en dessous de son niveau d'introduction, sa volatilité inquiète à l’approche de la première échéance de la fin de la période de blocage. Et pour le sort des autres IPO à venir.
Tégo, l’association souscriptrice des contrats d’assurance du secteur défense et sécurité, engage une consultation de marché pour ses contrats emprunteurs. La décision, validée par le conseil d’administration, pourrait être lourde de conséquences pour l’AGPM et Allianz, ses partenaires historiques.
Le très attendu rapport sur la compétitivité bancaire de la Commission européenne doit être publié ce vendredi après-midi. Il propose d'assouplir certaines exigences prudentielles, notamment dans le ratio de levier, ainsi que des mesures pour encourager la consolidation du secteur.
La filiale de gestion d’actifs du groupe BPCE veut combler son retard en lançant ses premiers ETF actifs sur le marché européen d’ici la fin de l’année tout en développant son offre sur le non-coté.
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La période du 14 juillet au 15 août marque-t-elle une pause dans la campagne ou offre-t-elle une opportunité de la faire décoller ? Philippe, Mélenchon, Marine Le Pen... Aucun candidat à l’Elysée n’a les mêmes plans de vacances
Le projet de loi d'urgence agricole a franchi une étape importante : députés et sénateurs se sont mis d'accord sur la version commune qui sera soumise au vote dans chacune des chambres. Celle-ci n'en reste pas moins clivante