La marge de manœuvre de la BoE est désormais limitée
Jean-Louis Mourier, coresponsable de la recherche économique & stratégie chez Aurel BGC
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Tân Le Quang
L’Agefi: Au vu du tassement de la croissance de la masse monétaire et du crédit en zone euro, quelle politique monétaire devrait adopter la BCE ces six prochains mois?
Jean-Louis Mourier: Le ralentissement des agrégats monétaires est en effet brutal. L’encours de crédit aux ménages s’est contracté en octobre et novembre, pour la première fois depuis la naissance de l’euro. Ces éléments, comme le ralentissement très marqué de l’inflation, plaident évidemment pour la poursuite de la détente de la politique monétaire européenne. Pourtant, après une nouvelle baisse de 50 points de base de ses taux directeurs cette semaine, la BCE pourrait bien décider de marquer une pause. Il s’agirait d’observer les effets de la forte détente de la politique monétaire engagée depuis le début du mois d’octobre. Il s’agirait aussi de se donner le temps d’examiner les différents plans de relance annoncés par les gouvernements des Etats membres de l’Union économique et monétaire afin d’en évaluer les montants réels et l’impact potentiel sur l’activité et sur l’inflation future.
La Banque d’Angleterre est-elle condamnée, à l’instar de la Fed, à converger rapidement vers une politique de taux zéro?
La Banque d’Angleterre a baissé ses taux directeurs très rapidement. Ce mouvement reflétait un sentiment d’urgence face à une dégradation accélérée de l’activité économique, accompagnée d’un risque non négligeable de déflation. Avec un taux de repo à 1,5%, ses marges de manœuvre sont désormais limitées. Elle n’hésitera pas à mener une politique de taux zéro, si elle l’estime nécessaire. Mais elle ne devrait pas être acculée à cette extrémité. La clé sera dans son prochain rapport sur l’inflation, publié mi-février.
Le groupe de santé allemand engagera plus de 200 millions d'euros sur cinq ans dans des sociétés de la santé, de l'amorçage au capital-développement. La structure est confiée à Thomas Michael Thestrup, qui arrive d'Angelini Ventures.
Le conseil d’administration de la banque siennoise a approuvé une double offre visant Banca Generali et Banco BPM, afin de contre-attaquer l’OPA de sa concurrente Intesa Sanpaolo. Le nouveau groupe aurait une capitalisation de 70 milliards d’euros.
Un décret publié le 6 août 2026 initie la réforme de l’arbitrage en France pour en moderniser la procédure. Entre suppression de l’effet suspensif du recours en annulation en arbitrage interne et prérogatives accrues du juge d'appui, le texte amorce des évolutions majeures, bien que certains choix divisent les spécialistes.
Si l'Etat a placé avec succès 12,5 milliards d'euros d'OAT ce jeudi, le coût poursuit son inexorable hausse, reflet des doutes croissants des investisseurs sur les dérives françaises. Bercy en est conscient. Il a dévoilé jeudi soir le rapport de l'inspection générale des finances sur les conséquences d'une loi spéciale qui durerait plusieurs mois en 2027, faute de budget.
Les prix du gaz naturel sur le marché européen ont bondi à un plus haut depuis 2023, ravivant le spectre d’une nouvelle crise énergétique. Les stocks de cette source d’énergie toujours très importante pour l’Europe, car pilotable, sont au plus bas.
S&P Global relève que l'année 2026 pourrait faire figure de record pour ce marché. Néanmoins cette croissance profite désormais et presque exclusivement aux grands acteurs.
Le compte à rebours est peut-être lancé pour les ETF World, S&P 500 et Nasdaq logés dans le PEA. Une note interprofessionnelle du 24 juillet 2026 laisse entrevoir la fin de l'éligibilité des ETF synthétiques exposés hors Europe, au PEA.
La ministre de la Santé Stéphanie Rist a annoncé jeudi qu’elle revenait sur cette mesure d'économies contestée. S’il faut toujours s’attendre à une augmentation, celle-ci sera « nettement inférieure ».
Presque dix ans après son élection au Congrès, l'élue de New York, proche de Bernie Sanders, a su se faire accepter de l'establishment démocrate, tout en conservant le soutien de la branche progressiste. Une coalition qui pourrait lui être nécessaire en 2028