La finance britannique met en avant sa contribution fiscale à l’approche du Brexit
Le secteur financier outre-Manche a versé 71,4 milliards de livres de taxes en 2016, soit 11,5% des recettes fiscales du pays.
Publié le
Ajouter à vos sources préférées
Ajouter en favori
Benoît de la Morinière
Le secteur financier emploie à ce jour plus de 1,1 million de personnes au Royaume-Uni, soit 3,4% de la population active.
-
Le secteur financier britannique a versé 71,4 milliards de livres de taxes l’an dernier, selon le rapport annuel de PwC commandé par City of London, soit une hausse de 7,4% par rapport à 2015 (chiffres à fin mars). Ce montant représente près de 11,5% de toutes les recettes fiscales de l’Etat britannique. Ce poids, inédit depuis 2007, souligne l’importance du secteur financier dans l’économie du pays à l’heure où les discussions entre le Royaume-Uni et l’Union européenne s’engagent sur le Brexit. Cette somme se décompose en taxes directes comme l’impôt sur les sociétés et les cotisations sociales qui comptent pour 28,8 milliards de livres, ainsi qu’en prélèvements indirects pour 42,6 milliards de livres.
Une imposition moyenne de plus de 32.000 livres par employé
Le secteur financier emploie à ce jour plus de 1,1 million de personnes au Royaume-Uni, soit 3,4% de la population active. La taxation du travail compte pour une large part dans ces recettes fiscales et représente 47,8% de la recette totale. L’étude signale une imposition moyenne de plus de 32.000 livres par employé pour un salaire moyen de 64.000 livres.
Depuis la crise de 2008, le secteur financier britannique fait face à un accroissement de ces taxes. En 2016, le poids de la fiscalité sur les marges est de 35,8%, contre 30,2% l’année précédente. Cette progression s’explique, selon PwC, par la baisse des profits combinée à une hausse de la taxe bancaire et de l’impôt sur les sociétés. «A la suite du vote du Brexit, la question de la viabilité de tels taux d’imposition se pose plus que jamais», affirme Andrew Kail, directeur des services financiers de PwC.
Les conséquences d’un «hard Brexit» et de la perte du passeport européen pour les acteurs du secteur financier britannique pourraient se révéler plus graves que prévu. Son activité est en effet principalement tournée à l’international et ses recrutements se font en grande partie à l’étranger. «Après le Brexit, ce nouveau constat ne fait pas que souligner le poids du secteur dans les recettes publiques. Il nous aide aussi à prévoir les conséquences potentielles du Brexit sur les diverses activités du secteur financier», résume Mark Boleat, policy chairman de City of London. Philip Hammond, chancelier de l’Echiquier, et David Davis, ministre du Brexit, ont rencontré hier les grands patrons du secteur afin de les rassurer sur la transition à venir.
Vingt ans après ses principaux concurrents, la filiale française de l’assureur italien veut se doter d’un établissement de crédit pour asseoir sa position d’assureur patrimonial.
A l’occasion de la mise à jour de sa doctrine sur le gouvernement d’entreprise, le régulateur rappelle que 24 de ses recommandations ont déjà été intégrées dans le code Afep-Medef ou dans le guide d’application du Haut comité de gouvernement d’entreprise.
Kevin Warsh, qui passait un «examen» en ouverture du Symposium de Jackson Hole après avoir été critiqué pour son manque de clarté sur l’inflation en juillet, a tenté de se rattraper. Et fait pencher le marché en faveur d’une hausse de taux dès la prochaine réunion.
L'agence de notation a revu ses prévisions de déficit à la hausse et prévoit que la dette publique pourrait atteindre 122,7% du PIB en 2028, contre 115,7% en 2025.
Des dizaines de comptes professionnels Qonto ont été bloqués alors que la fintech attend sa licence bancaire. Selon Qonto, ces verrouillages ne sont pas en lien avec sa demande d'agrément, mais dus à un renforcement des contrôles lié à la croissance de l'entreprise.
Sur le réseau social X, le ministre des Comptes publics, David Amiel, a assuré que les Français "peuvent continuer à investir, comme aujourd'hui, dans les indices les plus diversifiés".
Le chef de l'Etat s'inquiète de voir les Français lui attribuer la responsabilité de l'endettement du pays et réfléchit à une mise au point pour expliquer ce qui s'est passé
Interrogés sur « leur satisfaction dans leur vie actuelle » sur une échelle de 1 à 10, les Français répondent qu’ils sont satisfaits à 7,2, chiffre très loin des lamentos permanents sur tous les sujets
Malgré ses Nobel et ses médaillés Fields, la France perd du terrain dans la compétition scientifique internationale. En vingt ans, le pays de Pasteur est passé de la 5ᵉ à la 10ᵉ place mondiale pour ce qui est de l’impact et de l’audience de ses publications