La décote des convertibles rend leur couple rendement - risque très attractif
La composante optionnelle de ces titres est devenue quasiment gratuite sur certains marchés, notamment en Asie
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Nuno Teixeira, Schroders
Compte tenu de la forte volatilité des marchés boursiers depuis l’été, beaucoup d’investisseurs capitulent et refusent de s’exposer directement aux actions, même à des niveaux de valorisation attractifs. D’autres classes d’actifs ont souffert de l’aversion pour le risque actions, à l’image des obligations convertibles. Ce marché a certes mieux résisté qu’en 2008 - grâce à la perte d’influence des fonds d’arbitrage depuis lors - mais il n’en a pas moins été fortement secoué.
Il reste que les obligations convertibles offrent un amortisseur naturel en cas de poursuite de la baisse des marchés d’actions: désormais, leur plancher obligataire se situe à plus de 90% en moyenne au niveau mondial. Beaucoup d’émissions s’affichent à des cours attribuant une valeur très faible, voire nulle, aux options attachées à ces titres. C’est notamment le cas en Asie, où certaines pourraient s’apprécier de 4 à 5% sur la base d’une valorisation plus juste de leur seule composante optionnelle.
Une hausse de la volatilité est censée augmenter la valeur des options d’achat à long terme, attachées aux convertibles. Le graphique ci-contre montre que la volatilité implicite des convertibles est passée en dessous de 30% alors que celle des calls (options d’achat) sur le marché des options s’est envolée. Cette anomalie et la décote anormale de certaines émissions n’a d’ailleurs pas échappé à certains émetteurs, notamment en Asie, qui n’hésitent pas à lancer des offres de rachat anticipé de leur émission.
Quand on sait qu’un portefeuille de convertibles asiatiques peut facilement offrir aujourd’hui un rendement moyen à échéance de 4%, il est sans doute préférable de jouer un rebond de ces marchés via ces instruments, plutôt que par une exposition directe aux Bourses de la région.
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