La croissance britannique à la hausse au troisième trimestre
Alors que les économistes anticipaient une croissance de 0,3%, le PIB britannique a progressé de 0,5% de juillet à septembre
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Stéphanie Salti, à Londres
Photo: Simon Dawson/Bloomberg
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La croissance britannique a été plus élevée que prévu au troisième trimestre, progressant de 0,5% par rapport au trimestre précédent mais aussi sur une année, selon une première estimation de la croissance publiée hier par l’Office nationale de la Statistique. Les chiffres de l’ONS se sont donc révélés plus élevés que le consensus des économistes qui avaient parié sur une croissance de 0,3% sur le trimestre, en raison de la dégradation des chiffres de l’emploi outre-Manche.
Cette hausse trimestrielle a été soutenue à la fois par le dynamisme du secteur des services dans son ensemble, lequel représente les trois quarts de l’économie britannique (+ 0,7%) et celui de la production industrielle (+0,5%), selon l’organisme gouvernemental. En revanche, le secteur de la construction a enregistré un léger déclin de 0,6% comparé au deuxième trimestre 2011.
L’ONS, soutenu par les économistes, a néanmoins fait valoir la difficulté de commenter ce chiffre de croissance dans la mesure où le deuxième trimestre 2011 avait été marqué par une série d’événements particuliers à l’image du mariage royal et du jour férié octroyé en cette occasion aux Britanniques mais aussi les effets du tremblement de terre et du tsunami japonais, qui avaient eu un effet contraire sur l’activité. Au deuxième trimestre, l'économie avait en effet seulement progressé de 0,1% par rapport aux trois mois précédents et de +0,6% sur un an.
Mais si la majorité des économistes ont salué ces chiffres, la plupart pointent d’ores et déjà du doigt les mauvaises nouvelles à venir: «Si l’on regarde l’avenir, ce chiffre pourrait bien marquer le chiffre de PIB le plus élevé que nous allons constater au cours des prochains trimestres dans la mesure où les principaux indicateurs économiques signalent un ralentissement significatif», a ainsi commenté Azad Zangana, économiste européen auprès de Shroders. Le secteur manufacturier britannique s’est ainsi fortement contracté en octobre à 47,4, au plus bas depuis juin 2009 alors qu’il était à 50,8 en septembre, conséquence d’une chute des nouvelles commandes, selon l’indice Markit publié également hier.
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