La crainte du protectionnisme mobilise le G20 Finance
Ses membres ont promis de favoriser le partage de la croissance. Le FSB progresse sur la liquidité des marchés de taux et la résolution des chambres de compensation
Publié le
Ajouter à vos sources préférées
Ajouter en favori
Antoine Landrot
La Chine a accueilli le G20 Finance à Chengdu, capitale de la Province du Sichuan.
-
Le Brexit a immanquablement été au centre des discussions des ministres des finances et des gouverneurs des banques centrales du G20 (« G20 Finance »), qui se sont réunis ce week-end à Chengdu, en Chine. Les participants ont vu le vote des Britanniques en faveur d’une sortie de l’Union européenne comme le signe d’une contestation croissante de la mondialisation de la part des populations, dont il faut tenir compte.
« Il existe un consensus autour de la table pour considérer que les bénéfices de la croissance et de l’ouverture des économies doivent être mieux partagés entre pays et au sein de chaque pays », a déclaré Christine Lagarde, la directrice générale du FMI dans un communiqué. Qualifiant d’insuffisant le redressement de la croissance mondiale, les participants du G20 Finance ont reconnu dans leur communiqué final que la « politique monétaire seule ne pouvait pas mener à une croissance équilibrée ». L’état d’esprit est conforme aux politiques budgétaires accommodantes que se préparent à mettre en place plusieurs gouvernements, au premier rang desquels le Royaume-Uni, qui n’exclut pas un plan de relance, ainsi que le Japon, qui prépare un budget supplémentaire que certains cambistes prédisent massif.
Les membres du G20 Finance ont toutefois estimé que les pays d’Union européenne étaient « bien positionnés » pour encaisser les éventuelles conséquences du Brexit. Cette opinion rejoint le satisfecit envoyé hier aux grands argentiers par Mark Carney, président du Conseil de stabilité financière (FSB) et gouverneur de la Banque d’Angleterre. Ce dernier juge que le système financier mondial a démontré sa solidité face à deux épisodes cette année – la série de dégradations des prévisions de croissance et le vote en faveur du Brexit.
Rappelant les priorités du FSB pour l’année 2016, il a précisé que le conseil publierait d’ici au début de la présidence allemande du G20, en 2017, l’état de ses recherches concernant la liquidité des marchés de taux, en particulier l’étude sur l’évolution des marchés du repo.
Concernant la résolution des chambres de compensation (CCP), Mark Carney indique que l’IOSCO (qui regroupe les régulateurs des marchés financiers) et le CPMI (Committee on Payments and Market Infrastructures) publieront dans les prochaines semaines leurs propositions sur le sujet. Début 2017, le FSB publiera pour consultation des normes ou des orientations concernant la planification, les stratégies et les outils de résolution des CCP.
Alors que l’agence Fitch devrait «seulement» abaisser sa perspective de notation de stable à négative vendredi, plusieurs rapports d’économistes publiés cet été confirment que la trajectoire de la dette française et surtout de la charge d’intérêts est très inquiétante.
Le concepteur star de puces d’IA a rassuré avec des résultats record, et des perspectives où il se projette à un horizon lointain. Il renforce sa diversification, alors qu’il s’apprête à acquérir la plateforme d'IA Hugging Face pour près de 13 milliards de dollars. Mais les concurrents se multiplient, de Google à OpenAI. Il n'a plus que 12 à 18 mois d’avance selon certains analystes.
Premier partenaire économique des Etats-Unis, le Mexique a réussi à se mettre à l’écart de la guerre tarifaire de Donald Trump grâce à une attitude conciliante. Mais la dépendance vis-à-vis de son voisin apparaît aussi comme une vulnérabilité.
Après la flambée récente de son titre, alimentée par la percée vers un vaccin contre le cancer de la peau, la biotechnologie annonce son intention d’émettre 2 milliards de dollars d’obligations convertibles en actions.
Sur le réseau social X, le ministre des Comptes publics, David Amiel, a assuré que les Français "peuvent continuer à investir, comme aujourd'hui, dans les indices les plus diversifiés".
Ce jeudi, à l’université d'été du Medef, les sept principaux candidats à l’élection présidentielle ont débattu sur les sujets économiques pendant trois heures
L'ancien Président se pose en candidat du rassemblement et attend son heure dans l'espoir que la primaire socialiste affaiblisse son principal rival, Raphaël Glucksmann
Il n'y aura pas de « nouvelle France », de « France nouvelle » ou d'« autre France » sans passer – avec modestie – par les efforts appliqués par nos partenaires