La BCE pourrait ramener son taux refi à 1%, voire 0,50%, dans les prochains mois
Eric Bourguignon, directeur général adjoint de CCR Gestion
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Violaine Le Gall
L’Agefi: Comment la détérioration confirmée de la conjoncture en zone euro peut-elle influer sur la politique monétaire de la BCE ?
Eric Bourguignon: La BCE, dont le discours a toujours été axé sur la lutte contre l’inflation, est sans doute moins à l’aise que d’autres banques centrales face à la menace déflationniste et au risque de dépression qui caractérisent la crise actuelle. Elle a donc relâché plus tardivement et moins agressivement sa politique monétaire. L’aggravation de la conjoncture lui donne cependant une marge de manœuvre pour poursuivre ce mouvement de détente, car les prix resteront contenus pour un temps au moins. Nous estimons donc que la BCE ramènera à 1%, voire 0,50%, son taux refi dans les prochains mois et qu’elle pourrait recourir à des pratiques moins conventionnelles si la situation économique et financière ne donnait pas de signes de stabilisation.
Les mesures prises par la Banque d’Angleterre lui permettront- elles de lutter contre le risque de déflation ? Le Royaume-Uni qui est particulièrement éprouvé par l’explosion de la bulle immobilière et la déconfiture de son système bancaire, a clairement décidé d’utiliser les grands moyens pour sortir le pays de la crise. Tous les leviers de la politique économique sont en effet poussés au maximum. Le déficit budgétaire pourrait ainsi dépasser les 10% du PIB cette année, la livre sterling a été sacrifiée, et les taux directeurs sont passés en un temps record de 5 à 1%. L’action de la Banque d’Angleterre s’inscrit donc dans le cadre d’une politique globale, ce qui accroît beaucoup ses chances de succès. Les choses auraient bien sûr été très différentes si l’Etat n’avait pas volé au secours de ses banques.
Les actifs sous gestion de l’Union Bancaire Privée (UBP) ont progressé de 4,8 % au premier semestre 2026 pour atteindre 193,5 milliards de francs suisses. Exprimés en dollars, les actifs sous gestion progressent à 239,8 milliards de dollars, contre 232,9 milliards à fin 2025. « Cette hausse tient principalement à la tendance positive des marchés financiers depuis le début de l’année, ainsi qu’à la performance des solutions de gestion et des fonds de la Banque », explique un communiqué.
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