La BCE hausse le ton contre le gouvernement hongrois
Les réformes législatives qui risquent d’affaiblir l’indépendance de la banque nationale de Hongrie préoccupent l’institution de Francfort
Publié le
Violaine Le Gall
La tension monte entre le gouvernement hongrois et la Banque centrale européenne (BCE) au sujet de la banque centrale nationale. En quelques semaines, la Hongrie a préparé deux projets de loi visant à réduire son indépendance. Conséquence, les négociations entre le pays, le FMI et la Commission européenne sur un nouveau plan de soutien ont été interrompues mardi dernier.
A son tour, la BCE élève le ton. Même si le pays ne fait pas partie de la zone euro, la banque centrale de Hongrie est membre du système européen des banques centrales. A ce titre, la BCE doit être consultée pour tous les projets législatifs la concernant. Le 15 décembre dernier, dans une opinion publiée sur son site, elle avait déjà fait part de ses inquiétudes sur un premier projet de loi, qui visait à augmenter le nombre de membres du conseil monétaire.
Hier, la BCE a publié une nouvelle opinion, cette fois-ci relayée par un communiqué de presse, en réponse au projet de loi sur un rapprochement entre la banque centrale nationale et l’autorité de surveillance financière. D’abord, le gouvernement n’a pas consulté la BCE sur ce projet comme il aurait dû le faire. Ensuite, le texte pourrait une nouvelle fois nuire à l’indépendance de la banque centrale gouvernée par Andras Simor. L’indépendance de ce dernier risque elle aussi d'être fragilisée puisqu’un président dirigera la nouvelle entité dans son ensemble. «Trois révisions majeures de la loi régissant la banque centrale en dix-huit mois sont incompatibles avec le principe de sécurité juridique», prévient la BCE.
Dans ce contexte, la perspective d’une nouvelle aide au pays s'éloigne. Or, son accès au marché financier est de plus en plus coûteux. Les taux longs se sont tendus hier de 41 points de base à 9,2%, soit le troisième niveau le plus élevé au sein de l’Union européenne, derrière les rendements grecs et portugais. Après Moody’s en novembre, l’agence de notation Standard & Poor’s a dégradé mercredi la note de la Hongrie dans la catégorie spéculative à BB+. Elle s’inquiète notamment de la politique imprévisible du gouvernement de centre-droit dirigé par Viktor Orban et des tentatives d’ingérence dans l’action de la banque centrale.
Le rapport de l’OCDE sur l’économie japonaise recommande une politique de modernisation afin de stimuler la croissance et la productivité d’un pays vieillissant et en manque de main-d'œuvre.
Selon le premier rapport dédié du MSCI, le marché des actifs privés entre dans une phase de transformation sous la pression de nouveaux investisseurs, de l’essor des fonds evergreen, mais aussi de l’intelligence artificielle.
Avec les seuls stablecoins réglementés en euros et en dollars émis par une entité de grande banque, Société Générale-FORGE (SG-Forge) ouvre un nouveau chapitre pour la trésorerie d’entreprise. A l'heure où les actifs numériques arrivent à maturité, nos experts analysent les apports concrets de la monnaie digitale pour les trésoriers et mettent en lumière les stablecoins bancaires réglementés comme une solution tangible.
Les mégatendances propulsent la dette infrastructure au premier plan
PARTENARIAT
Par Allianz Global Investors
Des tensions en Iran à la résilience européenne
PARTENARIAT
Par Seven2
« IA, levier opérationnel de création de valeur »
PARTENARIAT
Par Franklin Templeton
« La construction du portefeuille de Franklin Responsible Income 2031 répond à un objectif de stabilité et de prévisibilité de la distribution des coupons »
Entrée en service fin 2023, l'« Autoroute de l’eau » permet de réorienter une partie de la ressource du Nord du pays vers le bassin hydraulique de Rabat et Casablanca. Un chantier colossal qui a nécessité 5,9 milliards de dirhams, soit 540 millions d'euros, et 7 millions d’heures de travail
Le président américain, en visite de deux jours en Chine, a promis un « avenir fabuleux » à Xi Jinping. Les désaccords restent pourtant nombreux sur Taïwan, les terres rares ou encore les échanges commerciaux
Donald Trump a atterri en Chine. Sur la dizaine de chefs d'entreprise qui l'accompagnent, sept sont des acteurs incontournables de la tech. Entre situations désespérées, opérations séductions et renforcement des relations commerciales, chaque entreprise a un intérêt à se trouver à bord de la délégation du président