Les défections s’accumulent pour la coalition sur le climat Climate Action 100+. Le géant américain de la gestion d’actifs Invesco a en effet quitté le groupement, selon plusieurs médias outre-Atlantique. D’autres grands noms de la gestion avaient aussi pris cette décision ces dernières semaines.
Climate Action 100+ est l’une des coalitions précurseuses en matière de surveillance des émissions carbone des entreprises en portefeuille des investisseurs. Elle avait été lancée à l’occasion de la Cop25 et de l’Accord de Paris sur le climat en 2015.
Initiative plutôt française au départ, elle a été rejointe par plusieurs centaines de gérants et investisseurs institutionnels au fur et à mesure des années. Même des grands noms américains l’ont rejointe alors que les Etats-Unis n'étaient pas signataires de l’Accord de Paris à l’origine.
La coalition a parfois été critiquée pour son manque d’impact et a depuis tenté de revoir sa copie et entamé une deuxième phase plus profonde de son engagement. C’est ce qui aurait conduit les plus grands gérants américains comme State Street, JP Morgan ou Pimco à la quitter et BlackRock à y réduire sa présence. Le sujet est sensible aux Etats-Unis où les Républicains accusent ce type de coalition de nuire à la compétitivité et aux emplois du pays en formant des cartels.
Invesco gère près de 1.600 milliards de dollars dont une bonne partie en fonds indiciels cotés (ETF). Il avait rejoint cette coalition en 2020. Le groupe a expliqué sa décision par le fait que « les intérêts de nos clients dans ce domaine sont mieux servis par notre approche actuelle de l’engagement des émetteurs, dirigée par les investisseurs et centrée sur les clients ».
A l’heure où les sondages donnent le camp de Donald Trump gagnant pour les prochaines élections américaines, les téméraires ne sont vraiment pas courageux.
Le fonds table sur un environnement où les banques centrales continuent d'acheter de l'or à un rythme soutenu, tandis que le marché de l'argent s'enfonce dans son sixième déficit annuel consécutif.
Le fonds coté cible les fournisseurs stratégiques du Pentagone alors que Washington engage un plan de réarmement massif et de relocalisation industrielle inédit depuis 1945.
24 juillet 2026 à 7:00 AM
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Vincent Barret
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