Il ne faut pas fuir un secteur parce qu’il est cyclique
Catherine Garrigues, responsable de la gestion actions européennes chez Allianz Global Investors France
Publié le
Ajouter à vos sources préférées
Ajouter en favori
Bruno de Roulhac
L’Agefi: Pourquoi restez-vous à l’écart des financières?
Catherine Garrigues: Les banques ont un double problème: d’une part elles doivent procéder au dégonflement de leur bilan, ce qui passe par une restriction du crédit et l’accroissement de leurs fonds propres; d’autre part la fête est finie dans la très lucrative BFI. Le premier point prendra du temps: encore au moins un an d’après nos calculs. Ces renversements structurels arrivent dans une conjoncture très difficile, où le coût du risque augmente beaucoup et rapidement. On voit déjà une forte remontée des provisions sur le crédit à la consommation et sur celui aux entreprises. Enfin, ce secteur qui offrait traditionnellement un rendement élevé n’en offre plus en 2009 et le ratio de capitalisation rapporté aux fonds propres, bien que faible, n’est pas suffisant pour compenser l’absence de visibilité.
Quel pari jouez-vous en surpondérant l’industrie?
Les industriels qui ont profité du boom des dernières années sans commettre d’excès ont pris acte de la crise cet automne et ont pu adapter rapidement et massivement leurs niveaux de production et leurs stocks. La première partie de l’année risque d’être marquée par la poursuite de ce mouvement, ce qui rendra cette période très difficile pour les acteurs les plus faibles. Nous pensons qu’un nouveau cycle devrait apparaître en 2010 et que le milieu de l’année marquera une belle opportunité pour se positionner agressivement et à bon compte sur les vedettes de demain. D’ici là, nous adoptons la plus grande sélectivité. Il ne faut pas fuir un secteur parce qu’il est cyclique, mais plutôt les sociétés les moins bien armées pour affronter le bas de cycle.
L'assureur cède ses 10% du capital du numéro un français du capital-investissement, dont il continuera à souscrire les fonds. Les ACM portent leur participation à 23%, et le fonds new-yorkais Wafra, entré l'an dernier, monte au capital.
Alors que l'action SpaceX se négociait, jeudi, en dessous de son niveau d'introduction, sa volatilité inquiète à l’approche de la première échéance de la fin de la période de blocage. Et pour le sort des autres IPO à venir.
Tégo, l’association souscriptrice des contrats d’assurance du secteur défense et sécurité, engage une consultation de marché pour ses contrats emprunteurs. La décision, validée par le conseil d’administration, pourrait être lourde de conséquences pour l’AGPM et Allianz, ses partenaires historiques.
Le très attendu rapport sur la compétitivité bancaire de la Commission européenne doit être publié ce vendredi après-midi. Il propose d'assouplir certaines exigences prudentielles, notamment dans le ratio de levier, ainsi que des mesures pour encourager la consolidation du secteur.
La filiale de gestion d’actifs du groupe BPCE veut combler son retard en lançant ses premiers ETF actifs sur le marché européen d’ici la fin de l’année tout en développant son offre sur le non-coté.
« A l'approche de l'élection présidentielle, j'attends du débat qui vient un langage de vérité », écrit dans cette tribune Jean-Luc Moudenc, maire de Toulouse et président de France Urbaine. « Les Français ne sont pas des enfants. (...) Ils sont capables d'entendre que travailler plus longtemps n'est pas une punition, mais la conséquence d'une réalité démographique que personne ne peut contester. »
Dans une longue lettre aux Français, l’ancien Premier ministre de François Hollande pose les fondations d’une candidature présidentielle sans encore se déclarer officiellement. Une façon de placer Raphaël Glucksmann et François Hollande, restés sourds à ses appels au rassemblement, devant le fait accompli