Gecina pourrait enterrer son accord de séparation avec Metrovacesa
La foncière française en suspend la mise en œuvre, dans l’attente de la finalisation de l’accord entre le groupe espagnol et ses créanciers
Publié le
Bruno de Roulhac
Pause. Gecina a décidé de suspendre la mise en œuvre de l’accord de séparation – signé en février 2007 – avec Metrovacesa, qui le détient à hauteur de 26,9%. La foncière française attend la réalisation de l’accord conclu au début du mois entre la famille Sanahuja, actionnaire majoritaire de Metrovacesa, et ses banques créancières. Aux termes de ce compromis, portant sur la conversion de dettes en capital, ces banques (BBVA, Banesto, Banco Popular, Sabadell, Santander et Caja Madrid) doivent détenir 54,75% du capital de Metrovacesa. Le processus devrait être finalisé «dans les semaines qui viennent, un mois et demi ou deux mois maximum», selon le porte-parole de la famille Sanahuja.
«Le pool de banques devrait privilégier la conservation de la participation de Metrovacesa dans Gecina, confie Samuel Henry-Diesbach, analyste chez Kepler. La foncière française offre un profil de risque plus satisfaisant que les activités espagnoles de Metrovacesa. Toutefois, rien ne nous indique que les banques espagnoles ne vont pas engager la cession des titres Metrovacesa, ni encourager Metrovacesa à céder sa participation dans Gecina». D’ailleurs, Louis Capital Markets reste «à l’écart de la signature car la suspension de l’accord de séparation renforce l’incertitude existante sur le devenir de Gecina. En effet, quelle sera la stratégie des banques espagnoles […] à l’heure où l’immobilier est en pleine crise?».
Enfin, Joaquim Rivero et Bautisto Soler, qui détiennent respectivement 16,22% et 15,32 % du capital de Gecina, pourront décider ou non de poursuivre la séparation avec Metrovacesa. «L’accord de séparation n’a plus de raison d’être, étant lié aux dissensions stratégiques entre les familles Sanahuja et Soler, poursuit Samuel Henry-Diesbach. Si cet accord est définitivement enterré, les pressions à la baisse sur le titre Gecina – liées à l’engagement de cessions de titres par Joaquim Rivero et Bautisto Soler prévu par l’accord – disparaîtront. L’action, qui affiche une décote de 55% sur son actif net réévalué 2008, devrait rebondir, et limiter sa décote autour de 40-45% en ligne avec le secteur».
Par ailleurs, Gecina versera le 30 janvier prochain un acompte de 2,5 euros, et anticipe une progression de plus de 10% du cash-flow après impôts et avant cessions en 2009.
Son arrivée coïncide avec celle de Hans Bevers, de Degroof Petercam. Cela s'inscrit dans un plan de développement de la filiale de gestion de la banque Argenta.
Le marché mondial des interconnexions optiques pour centres de données pourrait dépasser 34 milliards de dollars d’ici 2030, porté par une croissance annuelle de 17 %.
Le ministre des Finances du Luxembourg, Gilles Roth, a confirmé que le fonds souverain intergénérationnel du Luxembourg (FSIL) investira dans le nouveau Fonds national de défense (FND). Une décision surprenante au regard de sa mission originelle.
Selon Erik Saugestad, il doit être aussi simple d'établir et de distribuer un fonds entre Stockholm, Oslo, Helsinki et Copenhague qu'il l'est aujourd'hui entre le Luxembourg et le reste de l'Europe.
Le fonds coté multi-actifs géré activement vise à offrir une diversification du capital à long terme, au-delà des actions et obligations traditionnelles.
Lundi 1er juin, Bruxelles a trouvé un accord sur la création de centres de rétention en dehors de l'Europe pour y renvoyer les migrants en situation irrégulière