En Espagne la perspective d’un déblocage politique soutient les obligations
Les rendements obligataires se situent à leurs plus faibles niveaux depuis un an, le premier ministre par interim Mariano Rajoy ayant décidé de se soumettre à un vote d’investiture au Parlement à la fin du mois.
Publié le
Agefi.fr
Le Premier ministre espagnol Mariano Rajoy a préféré assouplir l’objectif de réduction du déficit.
-
Les rendements des obligations d’Etat semblent se stabiliser sur les plus bas niveaux atteints depuis le début de la semaine, lorsque s’est profilé la possibilité d’un déblocage politique et de la formation d’un gouvernement stable en Espagne.
Le rendement de l’obligation d’Etat à 10 ans affichait 0,932%, vendredi matin, contre 1,62% lors du scrutin sans issue de juin, et 2,177% en août 2015.
Mariano Rajoy a décidé, jeudi 18 août, de se soumettre à un vote d’investiture au Parlement, programmé à la fin août, estimant qu’un accord trouvé avec les centristes de Ciudadanos avait permis de franchir un pas décisif en vue de la formation d’un nouveau gouvernement en Espagne.
Le président du gouvernement sortant, chef du Parti populaire (PP, droite), qui expédie les affaires courantes, a accepté en début d’après-midi le «pacte de réforme» anticorruption proposé par les centristes libéraux de Ciudadanos.
Cet accord, s’il ouvre la perspective d’un second mandat pour Rajoy, au pouvoir depuis 2011, ne garantit toutefois pas que son investiture est à portée.
Avec 137 élus pour le PP et 32 pour Ciudadanos, auxquels devrait s’ajouter la voix de l'élu de Coalición Canaria, il manquera six voix pour obtenir la majorité absolue et assurer l’investiture de Rajoy.
En fin d’après-midi, la présidente du Congrès des députés, Ana Pastor, a annoncé que la première session du débat d’investiture se tiendrait le 30 août prochain, avec un premier vote probable le 31 août.
Si Rajoy n’obtient pas la majorité absolue (176 voix) lors du premier tour de scrutin, un deuxième tour se tiendra dans les jours suivants, cette fois à la majorité simple des votants. Mais les autres formations, dont les socialistes du PSOE (85 sièges), contrôlant 180 députés, Rajoy ne sera pas davantage investi si elles ne s’abstiennent pas et votent contre lui.
«Nous avons franchi une étape décisive vers la formation d’un gouvernement permettant d'éviter de nouvelles élections», a cependant déclaré Mariano Rajoy à la presse après avoir rencontré le chef de Ciudadanos, Albert Rivera. «Aujourd’hui, je suis prêt à aller à la séance d’investiture», a-t-il ajouté.
Rivera a indiqué pour sa part que des délégués des deux formations se rencontreraient ce vendredi après-midi pour s’accorder sur l’investiture. Il a réaffirmé que Ciudadanos n’envisageait pas pour autant d’entrer au gouvernement.
L’Espagne est privée de majorité parlementaire depuis les élections législatives de décembre dernier. Le scrutin anticipé de juin n’a pas permis de débloquer la situation, l'émergence de Ciudadanos et de Podemos, à gauche, ayant privé le PP, arrivé en tête des deux scrutins, de la majorité absolue au Congrès des députés.
Ciudadanos s'était dit prêt à soutenir Rajoy à condition qu’il accepte son «pacte de réforme» en six points axé sur la lutte contre la corruption et l’introduction d’une dose de proportionnelle aux élections.
Rajoy a ajouté qu’il demanderait aux socialistes du PSOE de soutenir sa tentative. A défaut, a-t-il ajouté, de nouvelles élections législatives seront organisées, les troisièmes depuis décembre.
En pleine préparation du budget 2027, le ministère de l’Economie et des Finances compte ouvrir le débat public avec des scénarios et des propositions d'arbitrages élaborés par quatre experts. Sans forcément les prendre en compte.
En quinze ans, près de 9.000 milliards d’euros pourraient changer de mains en France. Derrière ce chiffre, devenu omniprésent, se trouvent une fondation et trois auteurs à l’origine d’une estimation désormais largement reprise dans les médias et le débat politique. Ce calcul est appelé à peser sur les discussions autour du patrimoine, de l’héritage et des inégalités à moins d'un an des présidentielles.
Le partenariat annoncé en 2024 est reconduit et élargi pour trois ans. Le groupe bancaire et la start-up se félicitent du succès de leurs travaux en commun mais insistent chacun sur le caractère non exclusif de l'union.
Le prestataire de tiers-payant qui travaille avec un grand nombre de complémentaires santé et de courtiers subit pour la deuxième fois en deux ans une attaque de grande ampleur sur ses données. Un épisode qui fragilise encore la chaîne de gestion des prestations de santé.
La Banque centrale européenne constate que le risque encouru par les institutions financières européennes concernant le crédit privé reste faible. Les assureurs et les fonds de pension seraient davantage touchés que les banques en cas de crise grave.
S’exposer aux marchés américains ou spéculer contre l’économie tout en bénéficiant d’un avantage fiscal. Voilà la promesse faite depuis quelques années par les principaux fournisseurs d’ETF.
A peine entrouvert par Jordan Bardella, le débat sur les retraites révèle une fracture plus profonde : celle d’un parti hésitant entre une tradition de protection sociale et une vision plus contributive et responsabilisante du système. Des flottements qui inquiètent jusque dans ses rangs
Les Etats-Unis ont procédé à des frappes dans la zone de Bandar Abbas, ville portuaire du sud du pays donnant sur le détroit d'Ormuz. Le gouvernement américain doit se réunir à Camp David pour évoquer les négociations.
Faute de moyens budgétaires, le Président s’est mis en scène comme fédérateur et catalyseur d’initiatives des entreprises pour accélérer l’électrification du pays, présentée comme la continuité de son discours de Belfort en 2022. Coup de com' ou émulation ?