EDF obtient l’accord officiel de Constellation Energy
Face à Warren Buffett, EDF a eu le dernier mot. Hier, Constellation Energy a officiellement accepté l’offre de rachat d’actifs faite par le groupe français en début de mois et donc rompu l’engagement pris précédemment envers le milliardaire américain (voir encadré). Il est vrai qu’EDF avait employé un argument choc en indiquant que son offre valorisait Constellation à 52 dollars l’action contre 26,50 dollars pour la proposition de Warren Buffett.
Dans le détail, EDF reprendra 49,99% des actifs nucléaires de Constellation pour 4,5 milliards de dollars (3,2 milliards d’euros). Une somme de laquelle se déduira l’apport immédiat d’un milliard de dollars fait sous forme d’actions de préférence. Enfin, Constellation bénéficiera pendant deux ans d’une option de vente portant sur des actifs non nucléaires à hauteur de deux milliards.
Si ces modalités ne diffèrent pas de celles annoncées le 3 décembre, EDF a toutefois dû ajouter un élément dans la corbeille afin de s’assurer l’aval de Constellation. Ainsi, EDF fournit à l’américain «une ligne de financement intérimaire de 600 millions de dollars de dernier ressort». Un matelas de sécurité supplémentaire qui restera disponible jusqu’à l’exercice ou l’échéance de l’option sur les actifs non nucléaires.
Côté ressources, EDF a redit sans plus de précision qu’il utiliserait «sa trésorerie et (des) lignes de crédit». Mais la grande incertitude concerne surtout la réaction des agences de notation, attentives à cette opération et au rachat de British Energy. S’il est largement admis que chez S&P la note pourrait être ramenée de «AA-» à «A+», certains analystes n’excluent pas que la notation soit abaissée à A.
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